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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 12:04

Tindersticks-1997-Curtains-

"Curtains" - Tindersticks (This Way Up) 1997

 

« Cette année-là,

Le rock’n’roll a déployé ces ailes,

Tel un phénix flamboyant éternel.

Mais quelle année cette année-là ?

C’était l’année 1997 !

C’était l’année 1997 ! »

 

C’est donc en 1997 que les Tindersticks, groupe anglais originaire de Nottingham, ont sorti leur troisième et plus grand album. Et peut être même un des meilleurs de cette année là, année pourtant pas avare en chef d’œuvre. Souvenez-vous? Les Oxfordiens de Radiohead réalisaient leur mue artistique avec « OK Computer », Spiritualized sortait le maintenant mythiqueLadies & gentlemen, we are floating in space”. Le trip hop en pleine expansion avec Portishead et son second disque éponyme, la diva Björk et son électro free-pop « Homogenic ». Et même au niveau de la jungle, Roni Size et son groupe Reprazent sortait la bible de la drum’n’bass New forms”, Prodigy The fat of the land”. Quand au hip hop, les marseillais de IAM se tiraient la bourre “L’école du micro d’argent” avec les new-yorkais du Wu-Tang Clan “Wu-Tang forever”,…Vous vous rappelez ?!!!

 

C’est donc dans ce contexte d’effervescence créative et musicale que « Curtains » est apparu dans les bacs. Sa musique est à l’image de la pochette (représentant un bout de papier peint à l’anglaise) : classique, classieuse et élégante ! Une élégance qui pourrait paraître, de prime abord, surannée tant elle est raffinée. Un véritable travail d’orfèvre.

Les Tindersticks ont réussis, sans renier leurs origines rock, ce mariage périlleux entre la somptuosité et la virtuosité des arrangements de la musique classique et l’immédiateté de la pop ! Des nappes de violons, des envolées lyriques de cuivres, de somptueuses partitions de piano ou d’orgues Hammond, des notes de guitares subtiles, accompagné par une basse chaleureuse et une batterie alternant rythmes rock et passages cool jazz. Le tout transcendé par la suave voix de crooner de Stuart Staples. Avec son grain si particulier, elle semble se lover dans ce malstrom musical. Une voix chaude, sensuelle et grave, véritable marque de fabrique, immédiatement identifiable. Tout comme leur musique d’ailleurs.

Chaque disque est comme un nouveau chapitre d’un livre qu’ils auraient commencé à écrire en 1993 avec leur premier album. Et « Curtains » en serait donc le troisième. Car les Tindersticks ont l’art du papier calque mais sans jamais reproduire vraiment le même motif. Les oreilles pressées, inattentives ou les mauvaises langues auraient vite fait de dire qu’ils font toujours la même chose, qu’ils se répètent. Tans pis pour eux s’ils passent à coté de tant de grâce et de génie !

Vous l’aurez compris, « Curtains » est un de mes disques de chevet. Un disque inusable, inégalable, un disque d’île déserte. C’est même l’un de mes cinq préférés de cette décennie.

 

« Curtains » en anglais, ça veut dire : la fin du spectacle. Pourtant en 2010, 13 ans plus tard, ils sont toujours là....Que le spectacle continue plutôt, comme dirait Bob Fosse !  

 

 

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Published by Francky 01 ou Chico+ - dans indies rock & Pop
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