Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 09:13

Les années quatre vingt sont celles mon enfance, de ma jeunesse. Etant né en 1975, je n’étais pas grand quand beaucoup des ces albums sont sortis. Je les ai donc découvert que beaucoup plus tard. Cette décennie fut synthétique avec la naissance de la new wave et de sa face obscure, la cold wave (Joy Division, The Cure, etc.). Les claviers en furent les rois. La pop se fit mélancolique et raffinée (The Pale Fountains, The Smith).

Le rock dessina son futur en mariant fureur et mélodies (Spacemen 3, Pixies, The Jesus & Mary Chain, The Pastels....), pour ainsi donner naissance à un de ses meilleur style, le flamboyant mouvement shoegaze !

Cette décennie donnera naissance à d'immenses albums devenus mythiques mais également beaucoup d’autres très mauvais, dont le son a très mal vieilli  (batterie métallique, synthé aigu..). Petit tour dans cette sélection (très) personnelle et forcément subjective, sans ordre de préférences ni hiérarchie. Mais quand même, en bleu mes albums "very" cultes aujourd'hui encore (et surement pour longtemps) :

 

Faith « Faith » The Cure (1981) :

Second volet de la mythique trilogie, « Faith » est un disque d’une extrême noirceur, le témoignage du voyage de la bande à Robert Smith, (le chanteur) au cœur des ténèbres. Rarement douleurs, ambiances glaciales, angoisses existentielles et métaphysiques n'avaient aussi bien trouvé refuge sur support vinylique, ne s'étaient aussi bien incarnées musicalement. Sons de basse lourds, pesants et envoûtants, mélodies hantées, voix de possédés, d’outre tombe. Aujourd’hui encore, je l’écoute sans me lasser. Indémodable, il n’a pas pris une ride. Un chef d’œuvre je vous dis, et je pèse mes mots !!! (critique ici : Les eaux boueuses de "Faith" !!!!  

 

NoirDesir-89 « Veuillez rendre l’âme (à qui elle appartient) » Noir Desir (1987) :

Un de mes premiers chocs musicaux ! Combien de jours (et de nuits) ais-je passé à ses cotés ? Combien de temps à l’écouter, à essayer de pénétrer son univers ? Les mélodies sont superbes, les arrangements précis, efficaces et virtuoses. La voix rocailleuse et sublime de Bertrant Cantat est comme constamment en équilibre sur un fil, au dessus du vide. Textes poétiques et métaphoriques. Un disque inusable, indépassable............…euh, non. En 2001, toujours au top, les bordelais sortiront leur Everest musical « Des visages des figures ».  

 

JoyDivision_80 « Closer » Joy Division (1980) :

C’est sur les cendres encore brûlantes laissées par l’incendie punk que Joy Division a bâtit sa musique. Elle sera épileptique (à l'image de la maladie du chanteur Ian Curtis), lascive, glaciale et désespérée. Rythmes martiaux et syncopés, riffs de basse sombres et dansants, guitares tranchantes, voix hantée, groove primitif, hypnotique et froid. La production novatrice et avant gardiste de Martin Hammett, savant fou des studios, achèvera magnifiquement la construction de cette cathédrale de mélancolie. Un des actes fondateurs de la cold Wave (avec "Unknown Pleasures" un an plus tôt et "Faith"). 

 

Pixies-89 « Doolittle » Pixies (1989) :

Troisième opus des quatre déjantés de Boston, et leur meilleur. Un disque de martiens camés aux psychotropes. 1989, la soucoupe volante Pixies tourne alors à plein régime, direction Mars. Ils embarquèrent à son bord punk, rock, hardcore, surf musique, Indie pop, influences latinos et surréalisme pour un voyage musical explosif. Et ils deviennent alors le groupe le plus influent du rock indé américain. Radiohead, Nirvana, Dionysos, et tant d’autres, que seraient-ils devenus sans eux ? 

 

TheSmiths-85 « Meat is murder » The Smiths (1985) :

La bande son de l’adolescence des cinquantenaires. Flash back : 1986, Morissey est beau comme un dieu, et en plus il chante magnifiquement. Johnny Marr, le guitariste, compose des chansons au raffinement pop exemplaire. Ce duo forme alors l'alliance parfaite. Les Smiths sont les rois du monde, The King of pop. L’année suivante, ils sortiront « The queen is dead », considéré par beaucoup comme le chef d’œuvre de cette décennie. Les Tindersticks en seront leurs dignes héritiers. 

Bashung-PlayBlessures-82  « Play blessures » Alain Bashung (1982) :

Bashung et Gainsbourg sont enfermés dans un studio. Que font-ils ? Et bien, entre deux cuites, ils enregistrent ce disque expérimental aux paroles abstraites et poétiques. Paroles poétiques ! Normal me direz vous avec un auteur tel que Gainsbourg. Sur ce disque, pas de chansons faciles ou de pop songs mais des sonorités électroniques et des synthés. C’est un peu l’acte fondateur de la new wave made in France. Des années plus tard, The french Man in black réenregistrera le titre « volontaire » avec Bertrant Cantat et ses Noir Desir qui le sublimeront. 

 

HappyMondays-Bummed_88  « Bummed » Happy Mondays (1988) :

Bien avant les Chemical Brothers, Prodigy, LCD Soundsystem et autres artistes de la scène électro rock ou bastard pop, les géniaux Happy Mondays célébrèrent le mariage de la house music naissante avec l'indie rock. A ce propos, j’aime bien cette anecdote qui raconte comment Shaun Ryder (le chanteur) eu l’idée de ce mariage hors-norme. Il dealait alors des ecstasys dans une boite de Manchester, l’Hacienda, et se trouvait toujours entre deux salles. Dans l’une on jouait du rock, dans l’autre de l’électro et de la house. Les sons se mélangeaient et ainsi nâquit en lui l’idée de cette fusion. Rumeur ? Légende ?? Avec ce disque sorti un an avant celui des The Stones Roses, ils se trouvèrent propulsés chef de fil du mouvement « baggy ». Et signèrent des albums terriblement groovy et dansants. 

 

BerurierNoir-89  « Viva Bertaga » Bérurier Noir (1989) :

Les béru représentent énormément pour moi. Ado, c’était MON groupe. Celui qui m’a fait aimer la musique alternative et indé, qui a contribué à mon engagement et qui m’a aidé à me construire dans cette période difficile pour tout être humain. Album chant du cygne pour cette horde de punks militants et rebelles, il fut enregistré lors de trois concerts d’adieux mémorables qui se déroulèrent dans la mythique salle parisienne de l’Olympia. La musique est minimale. Juste trois accords, une boite à rythme et quelques saxos. Mais quelle classe !

Comme ils le disent à la fin de cette fête païenne et folklorique (de la zone Mondiale) : « Combien êtes-vous dans la salle ? Formez des groupes de rock libres ». Le message a été entendu ! 

 

PaleFountain-PacificStreet-84 Pacific Street The Pale Fountains (1984) :

Injustement ignoré à sa sortie, “Pacific street” est pourtant un bijou de pop raffinée aux orchestrations savantes et complexes. En disciple de Love, ils magnifient les guitares avec des cuivres, des cordes et des percussions. Le succès aurait du être au rendez vous avec un tel génie créatif. Mais ils se sabordèrent par des excès de drogues et d’alcool. Ah, les années quatre vingt !! 

 

RemainInLight « Remain in light » Talking Head (1980) :

Quand le punk rock arty new yorkais rencontre l’afro beat africain ! Ce disque sera le modèle pour la world musique à venir. Afro beat, basses slap et groovy, rythmes de guitares funky, trouvailles sonores inouïes, influences ethnos, dub lancinant. Brian Eno, ce génie visionnaire, conclut en beauté la collaboration avec la bande à David Byrne (leader des Talking Heads) en produisant de main de maître ce disque aux sons novateurs et ultra avant-gardistes. Cet album deviendra d'ailleurs un modèle, un maître étalon pour tous les apprentis explorateurs soniques !! Et sans eux, comment se nommerait Radiohead ("Radio Head" titre de "True Storie" 1986) ?? 

 

      

Partager cet article

Repost 0
Published by Francky 01 ou Chico+ - dans best 80'
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : muziksetcultures
  • muziksetcultures
  • : Lieu de réflexions, de découvertes et d'échanges des cultures indépendantes : musique, B.D, cinéma essentiellement.
  • Contact

Recherche