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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 21:07

(pochette originale + réédition CD)  

Miles Davis - A Tribute To 'Jack Johnson' (1970, Columbia)

 

En pleine période électrique, Miles sort ce superbe album seulement constitué de deux morceaux. Deux longues Jam sessions de plus de 25 minutes et d'une extrême virtuosité où Miles et son Super Band atteignent les sommets de la grâce et du génie pour une musique touchant au divin ! Le Jazz rock/Fusion partouzant avec la fée électricité & Psychédélique !!!

 

La crème des jazzmen de l’époque forme ce groupe : 

Steve Grossman (sax soprano) et Bennie Maupin (clarinette) accompagne Miles aux cuivres. Herbie Hancock à l’orgue et Chick Corea au piano électrique. John McLaughlin et Sonny Sharrock aux guitares électriques, et même les deux ensembles sur le second titre. Le tout soutenu par une section rythmique d’enfer, soit Michael Henderson et Dave Holland à la basse ainsi que Billy Cobham et Jack DeJohnette à la batterie.

 

Enregistré à New-York et produit par son fidèle Teo Macero.

 

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commentaires

Pascal Georges 03/12/2013 08:05

En ajout je réhabilite juste Grossman dans "Yesternow " qui juste avant l'insert de transition qu'on retrouvera dans "In a Silent Way", posé là par Téo offre un solo miraculeux.
Puis ce sera un final sur riff bel et bien authentiquement jazz-rock, à tel point qu'on retrouvera exactement ce "son" chez le Mahavishnu...
rauque, dense, saturé, acide...
allez, bonne journée, je me suis refait JJohnson et grâce à toi ce fut un bonheur....

Francky 01 03/12/2013 18:08

Pareil, ton commentaire m'a donner envie de le réécouter....d'ailleurs, je l'écoute pendant que j'écris ces quelques mots.
Autre grand disque découvert grâce à toi : Ash Ra Tempel "Schwingungen". EXCELLENT...Je ne le connaissais que de nom mais si je l'avais écouté avant, je l'aurai choisi pour le Grand Jeu - thème 1 (Pochette hideuse mais disque génial), candidat idéal, parfait. Bien que les 3 titres le constituant sont géniaux, mention spécial au premier "Light And Darkness - Light-Look At Your Sun"....Voix mystique, intro expérimentale montant progressivement, arpèges bluesy, rock....puis arrive, telle la charge des Walkyries, un immense solo de 6 cordes épileptique et psyché dantesque !!! Rien que pour ce morceau de 6'36, le disque vaut l'achat....et les 2 autres, de 12'25 et 19'23 sont aussi excellent.
A +

Pascal Georges 03/12/2013 07:58

Bon, ce matin je suis un peu installé et je parcours ton blog...
Il était temps...
Je vais le prendre et commenter de temps à autres sur passions communes.
Là de suite tu parles Miles et donc tu me sais friand du sujet.
J'y vais rapport à J.Johnson...
Sur l'album original Holland et DeJohnette n'apparaissent pas, par contre ils sont crédités sur les séances parallèles sorties ultérieurement dans Big Fun (le célèbre "Go Ahead John" où certains acheteurs avaient ramené l'album croyant à une erreur de pressage tant il triture sa pédale d'effets synthétiques + wahwah...).
"Righ off" - face 1 est un "gros blues qui tue"...
Cobham fait miracle avec... une seule cymbale, Henderson est une montagne de groove et Hancock y découvre l'orgue... en effet, il est arrivé en session croyant jouer du piano et Miles l'a collé devant l'engin en lui disant, vas y, essaie...
Ce qui est captivant dans ce blues qui est comme une continuité conceptuelle de Kind of Blue c'est d'une part, l'entrée en matière du trio Mc Laughlin/Henderson/Cobham qui te fait te poser la question suivante : "Comment est ce possible de faire mieux ou_ plus sur un tel archétype ?"... la réponse sera dans l'entrée de Miles qui écrase tout sur son passage en trois phrases.
Ensuite, Miles était critiqué par une frange de trompettistes obnubilés par M.Ferguson en mal de suraigus... Ici, mine de rien il est dans les sommets de la tessiture de l'instrument et ce sans encore user de sa pédale Morley, avec une facilité déconcertante...
Il est dans une forme olympique, au taquet et les jeunots qui sont derrière lui en bavent pour le suivre, s'accrochant au tempo et au soutien (de façon géniale).
Dernier détail technique...
Là où dans Kind of Blue, Miles déstructure le blues en apportant entre autre le concept lydien de Russell, ici il va ailleurs...
Je m'explique.
En jazz le voicing de 13e (triton +quarte juste avec en insert ou non la 9e) est à fonction multiple...
1/ pour la 13e...
2/ pour le #9
3/ pour le m6/9...
Miles quand il entre use de ce voicing pour transformer une base en mi (#9) clairement affichée d'emblée par McLaughlin en solo hendrixien sur un schuffle de folie mené par Cobham puis ils vont dévier en bitonalité c'est à dire user du voicing pour transiter et passer enfin en Bb, tonalité usuelle des trompettistes (le do du trompettiste...).
Subtil, éclairant, génial... comme toujours.
Grossman est ici bavard et cocaïné - Herbie explore en direct et fait joujou les petits boutons... et Téo a fait joujou la console en fin de parcours...
"Yesternow" est traumatisant de mise en espace et c'est là qu'on va réaliser l'importance future de Henderson, bassiste socle qui a fait muter l'univers davisien.
Cobham est incroyable de richesse d'invention et McLaughlin est déjà en avance sur son futur Mahavisnu car on retrouvera sa façon de traiter l’harmonie ici, bien plus tard chez Shakti...
Son solo central est un véritable exemple de maîtrise son-technique-espace musical.
L'album essentiel de la mutation électrique de Miles ?
Il y a des chances...
Merci de le mettre en avant.
à +

Francky 01 03/12/2013 17:57

Merci de tes précisions très pointues et pertinentes....L’anecdote rapport à Herbie Hancock face à l'orgue, la première fois qu'il l'a découvert...sa surprise lui qui croyait jouer du piano...Je l'ai entendu de sa propre bouche sur l'excellentissime DVD "Miles Electric: A Different Kind of Blue" sorti en 2004...Tu connais ??? C'est 1 doc' terrible sur la période géniale, fin 60's, où Miles rencontra la fée électricité (et toutes les réactions négatives qu'il allait recevoir de la part du milieu Jazz "puriste". Un must avec interview des grands musicos - membres du groupe Miles Davis Band.
Je suis d'accord avec toi même si je ne fait pas le point quand tu entres dans la "technicité" de Miles : concept lydien de Russell, voicing de 13e (triton +quarte juste avec en insert ou non la 9e)....
Là, je suis perdu, ne suis pas musicien....et c'est peut être là le pourquoi du désamour du grand public face au Jazz : Ce style parait trop technique, pas assez ludique et bcp pensent qu'il faut maîtriser la technique, le solfège pour apprécier !! ERREUR. Moi qui suis inculte en solfège, j'écoute et je trippe vraiment avec le Jazz, surtout Electric ou de John Coltrane.
En tout cas merci, tu es une mine de connaissance.
Et merci de te faire "chier" à remonter le fil chronologique de mon blog (surtout que sa création date de février 2008).
A +

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