09/02/2010 dans Bandes Dessinées | Lien permanent | Commentaires (0)
Yeasayer et The Besnard Lakes, auteurs de deux superbes disques en 2007 : "All Hour Cymbals" (cliquer afin de voir ma critique) pour le premier et "Are The Dark Horse" pour le second, sont de retour bientôt !
“Odd blood” de YEASAYER, sortie de l'album le 9 février.
En pré-écoute sur grooveshark.
The
07/02/2010 dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)
Longtemps désiré mais aussi énormément attendu au tournant par beaucoup, cet (obscur ?) objet de désir et de convoitise est enfin dans les salles. Pour son premier essai cinématographique, le talentueux dessinateur de bandes dessinées Joann Sfar (« Le chat du rabbin », « Grands vampires », « Pascin », etc.) s’est attaqué à un Everest, un Xanadu : narrer la vie de l’homme à la tête de chou, alias Serge Gainsbourg. Culotté, c’est le moins que l’on puisse dire de cette aventure et du bonhomme qui a osé l’entreprendre ! Et le résultat, est-il à la hauteur de nos attentes et du challenge ? Disons le tout de suite, le verdict sera net et sans appel : exceptionnel, stupéfiant, le pari est remporté haut la main.
D’abord, Joann Sfar a évité le biopic typique à l’américaine où l’on voit défiler pendant tout le film la vie de l’artiste, de A à Z, avec tous les lieux communs et moments connus. Surtout qu’avec un tel client, il n’en manquait pas. Un peu comme Gus Van Sant avec « Last Days » ou Todd Haynes avec « I’m not there », Sfar a réinventé le genre à sa manière, l’a complètement détourné pour mieux servir son propos. On assiste plus à la vie de l’artiste comme l’a fantasmé le cinéaste avec, comme appui, des bases de vérité (et de sa vérité).
Le plus fort, c’est qu’il a réussi à marier leurs deux univers, tout deux très personnels. Par moment, on dirait presque que Serge Gainsbourg est un personnage d’une nouvelle aventure de son « chat du rabbin ».
Le parti pris de montrer concrètement et physiquement son double, sorte de conscience (bonne ou mauvaise ?) comme un personnage a part entière que lui seul voit, est excellent. Cela créé ainsi des passages oniriques voir surréalistes et donne au film une force poétique stupéfiante, tout en renforçant la psychologie des personnages, des situations et des plans. Dans ces instants de pure poésie visuelle, on sent l’influence de Tim Burton (« Edward aux mains d’argents »), notamment quand il va au coiffeur et se fait sculpter sa nouvelle gueule de Gainsbarg !
Un angle de regard du film est très réussi et important afin de tenter de mieux comprendre le personnage : sa judaïté. Car Gainsbourg est d’origine juive (et russe), tout comme Joann Sfar. Et cela a conditionnée et marquée toute sa vie. Enfant sous l’occupation et la guerre, devant porter l’étoile jaune, vivant avec ces ignobles caricatures du juif (ressemblant à lui avec son grand nez et ses grandes oreilles), forcément, ça laisse des traces. Nul besoin d’être fin psychologue pour le comprendre. Le film montre bien qu’il est issu d’une famille non pratiquante, cultivée et moderne. Il n’a de juif que ses origines. Quand il reprend « La marseillaise », il a créé tout le scandale et le débat nauséabond que l’on sait, avec en arrière fond ces relents d’antisémitisme. Nouvelle blessure, comme une sorte « d’étoile jaune » qu’on lui aurait recollé des années plus tard, et cela malgré sa notoriété et son succès. La fameuse phrase de Sartre le définit malheureusement parfaitement : « Ce n’est pas le juif qui fait l’antisémitisme mais l’antisémitisme qui fait le juif ». No comment.
Mais le film ne serait pas le même sans ses acteurs. Eric Elmosnino bien sur (Serge Gainsbourg) mais aussi la pléthore de stars, même pour des petits rôles : Anna Mouglalis (Juliette Gréco), Lucy Gordon (magnifique Jane Birkin), Laettia Casta (B.Bardot sexy à souhait), Katerine (Boris Vian), Yolande Moreau (Fréhel), Sara Forestier (France Gall tout en innocence), Ravzan Vasilescu (son père), Dinara Doukarova (sa mère), Kacey Mottet (génial Gainsbourg enfant), Claude Chabrol (le producteur), Doug Jones ( la Gueule
Que dire de plus sinon, courrez voir ce conte de Joann Sfar et réécoutez l’œuvre gargantuesque d’un des génies français de la musique du XXème siècle ! Et pour ceux qui ne connaisse pas le travail de dessinateur du réalisateur, lisez ces albums.
Petit conseil perso : commencez peut être par les 5 volumes « du chat du rabbin » ou « Grand vampire », bonne entrée en la matière avant de poursuivre son œuvre plus complexe et déjà pharaonique !!!!
Francky 01 le 07/02/2010
07/02/2010 dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1)
03/02/2010 dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)
03/02/2010 dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)
Les résultats du festival d’Angoulême 2010 sont tombés :
Grand prix de la ville d’Angoulême, succédant ainsi à Blutch, BARU.
Il sera donc, comme le veut la tradition, le président du festival 2011. Voici donc les divers prix de cette édition 2010.
FAUVE D’OR, MEILLEUR ALBUM : « Pascal Brutal » de Riad Sattouf
FAUVE FNAC/SNCF, PRIX DU PUBLIC : « Paul au Québec » de Michel Rabagliati
FAUVE D’ANGOULEME, PRIX SPECIAL DU JURY : « Dungeon Quest, vol1 » de Joe Daly
FAUVE D’ANGOULEME, PRIX DE LA SERIE
FAUVE D’ANGOULEME, PRIX INTERGENERATION : « L'esprit perdu » de mathieu bonhomme et gwen de bonneval
FAUVE D’ANGOULEME, PRIX REGARD SUR LE MONDE : « rébétiko (la mauvaise herbe) » de David Prudhomme
FAUVE D’ANGOULEME, PRIX DE L’AUDACE : « Alpha, direction » de Jens Harder
FAUVE D’ANGOULEME, PRIX DE LA REVELATION
FAUVE D’ANGOULEME, PRIX DU PATRIMOINE : « paracuellos » de Carlos Gimenez
FAUVE D’ANGOULEME, PRIX JEUNESSE : lou tome 5 : laser ninja de Julien Neel
FAUVE D’ANGOULEME, PRIX DE LA BD ALTERNATIVE
Perso, ma plus grande joie est le prix du jury décerné à « Dungeon Quest, vol1 » de l’immense Joe Daly. PLUS QUE MERITE !
Mais ma plus grande peine est que le superbe « Pachyderme » de Frederik Peeters soit reparti bredouille ! Il concourait quand même pour plusieurs Fauves dont le meilleur album ! C’est ainsi !
Amis bédéphiles, à + + !!!
Francky 01 le 31/01/10
31/01/2010 dans Bandes Dessinées | Lien permanent | Commentaires (3)
Avec un peu de retard, voici, après mon best of musique et bd, mon best of films 2009 (mais mieux vaut tard que jamais, non!).
Après une année 2008 riche en très grands films ("Batman, the dark night", "Paris", "Into the wild") et aussi avec ses deux chefs d'oeuvres ("No country for the old man" qui décidemment est , avec maintenant suffisamment de recul, le meilleur des Coen et "A bord du Darjeeling Ltd" du très grands Wes Andersson), chronique d'une année de fin de décennie qui, même si elle n'en n'est pas sa meilleur, aura quand même compté pour la planète cinéphile !
01 « Inglourious Basterds » Quentin Tarantino (USA)
Après un « Boulevard de la mort » plutôt très décevant (peut être ne l’ai je pas compris ou pas rentré dans son délire, son univers pour une fois), le grand retour au sommet du petit génie des années 90, le plus cinéphile des cinéastes américains, Quentin Tarantino.
02 « The Box » Richard Kelly (USA)
« The Box » m’a renvoyé à d’autres films que j’ai beaucoup aimé, de deux autres grands cinéastes tout deux nommés David : Lynch et Cronenberg. Comme dans « Lost Highway » ou « History of violence », c’est l’intrusion d’un étrange personnage au sein une famille américaine moyenne qui va perturber leur vie et faire basculer leur existence. Ce simple objet, cette boite apparemment inoffensive rappelle les étranges K7 que reçoit le couple Pullman/Arquette dans « Lost Highway », ou la boite noire que découvrent les deux héroïnes de « Mulholland Drive ». Et comme dans « History of violence », l’histoire narre la décomposition d’une famille sans problème devant l’étrangeté. Richard Kelly propose, sous la forme d’un thriller, une réflexion pertinente sur le libre arbitre, le dilemme de ses choix et leurs inévitables conséquences. Virtuosité formelle, beauté des plans, scénario d’une diabolique efficacité au service d’acteurs fabuleux. Avec la BD « Pachyderme » de Frederik Peeters (n°1 de mon top BD), l’œuvre la plus lynchéenne de l’année.
03 « District 9 » Neil Blomkamp (USA)
Sous les apparats d’un vague film de série B voir Z, Neil Blomkamp réalise là une œuvre d’une incroyable complexité sur la tolérance, le racisme et sur le regard et le traitement que l’on porte à autrui. En ces temps de politique d’immigration houleuse, un film qui trouve un écho particulier en France. Ma surprise ciné de l’année !!
04 « Le Prophète » Jacques Audiard (France)
Une œuvre noire, complexe et psychologiquement très aboutie, véritable analyse sociologique de l’univers carcéral, elle a remporté très justement le grand prix du jury à Cannes. Décidemment, Jacques Audiard s’impose comme un des plus grands cinéastes de l’hexagone.
05 « Micmacs à tire-larigot » Jean-Pierre Jeunet (France)
Voir ma critique ICI !
06 « Espion(s) » Nicolas Saada (France)
Pour un premier passage au format long, cet ex des Cahiers du cinéma s’essaye avec réussite au film d’espionnage. Séduction, agents secrets, trahisons, faux semblants, DST, etc. tous les poncifs du genre sont réunis pour mieux être détournés. Une des grandes réussites française de l’année.
07 « Le bal des actrices » Maïwenn (France)
Tourné caméra au poing, faisant passer la fiction pour la réalité ou vice versa, Maïwenn réalise un film poignant, touchant avec un casting XXL d’actrices toutes plus émouvantes les unes que les autres. En prime, l’affiche offre une belle brochette de comédiennes dévêtue.
08 « The Wrestler » Darren Aronofsky (
Darren Aronofsky permet le come back le plus inattendu de l’année en offrant à Mickey Rourke son plus beau rôle avec ce personnage de catcheur usé et tentant de se racheter auprès de sa fille. Moins puissant que son chef d’œuvre « Requiem for a dream » et « Pie », « The Wrestler » est une pièce de plus dans la construction de l’univers de ce cinéaste hors norme.
09 “Bancs publiques » Denis Polalydes (France)
Surréalisme, situations et humour décalées pour un film se passant d’un auteur atypique dans le paysage cinématographique français. Le digne héritier de Tati, Dubillard et Bunuel !!!
10 « Public enemies » Michael Mann (USA)
« Miami Vice » ne m’avait pas du tout convaincu. Mais en relatant l’histoire d’un braqueur de banques très populaire aux USA, Michael Mann prouve qu’il est, avec Clint Eastwood, un des derniers enfants héritiers des célèbres géants de l’âge d’or du cinéma Hollywoodien, les Ford, Wilder, Mann, Fuller, etc... Je regrette simplement qu’avec « Public enemies », Mann ne soit pas revenu au niveau de « Collateral », « Heat » ou « Ali ». Un très bon film quand même !!
Et comme pour les deux autres best of (musique et BD), voici maintenant celui de mon pote JM du blog G.O.D !
"La Haut" de Pete Docter & Bob Peterson
"L'imaginarium du Docteur Parnassus" de Terry Gillians
"Max et les maximonstres" de Spike Jonze
"Avatar" de James Cameron voir sa critique ICI
« Inglourious Basterds » de Quentin Tarantino.
Francky 01 le 31/01/10
31/01/2010 dans best of 2009 | Lien permanent | Commentaires (0)
Je sais, je suis un little à la bourd mais voici quand même mon bestof bd, aisi que celui de JM du blog G.O.D.
1 Frederik Peeters “Pachyderme”
Gallimard
Pour la deuxième année consécutive, le n°1 de mon top B.D est un album du même auteur, le suisse Frederik Peeters. Une B.D naviguant entre rêve, réalité, onirisme et visions poétiques et qui plonge le lecteur au cœur d’un récit labyrinthique quasi lynchéen. Un dédale fantastique au cœur d’une histoire à tiroirs multiples, complexe et fantasmagorique, à la fin surprenante, où il fait bon s’y balader pour mieux s’y perdre.
2 Joe Daly « Dungeon Quest Tome 1 »
Espôlette L'association
3 Manu Larcenet « Blast : Grasse carcasse t.1 »
Dargaud
Après ses chefs d’œuvres en 4 tomes : « Le combat ordinaire », le grand retour de Manu Larcenet avec ce premier album d’une série de trois. Dessiné dans un style radicalement différent de ses dernières œuvres, Manu Larcenet s’est ainsi renouvelé. « Blast » est dans un noir et blanc charbonneux où la couleur n’apparait cette fois qu’à peux de moment, et ceci de façon impressionniste et originale, en intégrant de véritables dessins d’enfants à l’intérieur des cases. Avec cet album débute une grande aventure qui s’annonce excitante !!!!
4 Collectif « Rock strips » Flammarion
la BD
Amateur de rock et de bandes dessinées, cet ouvrage collectif est pour vous. Sous titré : « L’histoire du rock en BD », « la version du rock selon 33 auteurs de BD ».aurait été plus juste. L’idée : 33 très grands créateurs actuels de BD (Menu, Ruppert&Mulot, Killofer, Tanquerelle, Oiry, Bouzard, Sapin, Antico, Berberian, Clerc,Luz, Obion, Catel, etc.. ) ont choisi chaque un 1 groupe et ont eu carte blanche pour, en 4 à 8 pages, en donner leur vision, sous la direction du célèbre rock critique V.Brunner. Au final, des histoires certes inégales, mais de très bonnes surprises et aussi de grandes réussites. Avec « Le petit livre rock » (n°2 de mon top 2008), un sommet de
Shampooing Delcourt
La suite des délirantes aventures de Boulet. Le quotidien d’un créateur de bandes dessinées, entre doutes, interrogations existentielles, rêves et réalité fantasmée ou décalée, séances de dédicaces et cohabitation. Un album jubilatoire, compilation d’histoires courtes, que Boulet créé et édite sur son blog, la bouletcorp, de manière quotidienne !!!!!
6 Alan Moore-Dave Gibbons « Watchmen intégral » Panini
Quand un dessinateur inspiré et virtuose (Dave Gibbons) rencontre un scénariste mystique et génialement déjanté (Alan Moore), cela donne un comics qui s’élève au niveau de chef d’œuvre ultime du genre. Indépassable, graphiquement virtuose et narrativement exceptionnelle, cette bd, même 20 ans après reste le même choc !!!!
7 Florence Cestac « Je voudrais bien crever mais j'ai pas le temps »
Dargaud
Cette année, une autre bd que j’ai lu de Cestac aurait pu avoir les plus hautes marches de ce classement, si elle ne datait pas de 2007, c'est-à-dire l’excellentissime « La véritable histoire de Futuropolis ». Après l’histoire d’une mythique maison d’édition, Cestac narre et dessine celle d’un très grand ami et génial créateur de bd, hélas disparu trop jeune, Schlingo. Avec un tel spécimen barré, déjanté et cabossé à la vie dissolue et épique, conjugué à son talent et son trait d’une virtuosité simple, elle ne pouvait que créée un bon album. Elle en a fait un bijou !!
8 Lisa Mandel « HP 1.l'asile d'aliénés »
Espôlette L'association
9 Florent Chavouet « Tokyo Sanpo : Promenades à Tokyo »
ILLUSTRES Philippe Picquier
Ce n’est pas une BD classique mais plutôt le mariage réussi entre histoires miniatures sous forme de strips, carnet de voyage, croquis de l’architecture de la ville, détails du quotidien et tranches de vie authentiques. A mille lieux des traditionnels guides de tourisme, l’auteur nous dévoile avec poésie son Tokyo.
10 Frantz Duchazeau « Les Jumeaux de Conoco Station »
Sarbacane
Et maintenant, sans ordre hiérarchique, le classement BD de mon ami JM. Pour certaines, les liens vous emmèneront vers ces critiques sur son excellent blog, G.O.D.
Marc-Antoine Mathieu « Dieu en Personne »
Delcourt
Frederik Peeters “Pachyderme”
Gallimard
Baudoin « Amaltan »
L'Association
Nicolas Presl « Fabrica »
Atrabile
Daniel Clowes « Eightball »
Cornelius
Vanoli « La Clinique
L'Association
Boulet « La Viande C'est la Force
Delcourt
Joe Daly “The Red Monkey dans John Wesley Harding”
L'Association
Taiyou Matsumoto/Issei Eifuku « Le Samourai Bambou »
Kana
Kerascoët Vehlman « Jolies Ténèbres »
Delcourt
Lehman Serge/Colin Fabrice/Gess/Bessonneau Céline
« La Brigade Chimérique
L.L. De Mars « Quelques Prières »
Les réveurs
Rééditions 2009 préférées de Sieur JM :
Alan Moore-Dave Gibbons Watchmen intégral
Panini
Alan Moore/David Loydd V Pour Vendetta
Delcourt
Gébé L'Age du Fer l'Association
Winchluss Smart Monkey Cornélius
15/01/2010 dans best of 2009 | Lien permanent | Commentaires (1)
Le 14 novembre dernier, je vous avais parlé du concours organisé depuis 2005 par le site anglais Art Vinyl, afin d'élire la plus belle pochette de disque de l'année parmi une sélection de 50. Le résultat est connu depuis quelques jours. Et le gagnant, succédant ainsi aux excellent Fleet Foxes (mon disque n°1 en 2008) est............Muse avec The Resistance. Second : Manic Street Preachers avec Journal For Plague Lovers et en n°3, une de mes préférée : Fever Ray avec son album éponyme Fever Ray (n°5 de mon top 2009).
Si vous désirez connaitre le classement complet des 50 pochettes, c'est ici !
2009 :
2008 :
2006 :
Et enfin 2005 :
Mais mes pochettes de disques préférées à moi, ce sont elles :
Francky 01 le 10/01/10
10/01/2010 | Lien permanent | Commentaires (0)
Les commentaires récents