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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 10:53

 

« Over Under Sideways Down » - The Yardbirds

Ce groupe mythique, dans lequel Clapton, Jeff Beck et Jimmy Page passeront, est pionnier d'un Blues puissant croisé de rock sauvage. Ils créèrent la formule de ce que plus tard on appellera Hard rock ! Et Page, avec ses Led Zepplin, retiendra la leçon !!!

Le premier grand groupe de rock psychédélique, le premier grand groupe tout court ????

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Published by Francky 01 - dans Krautrock-Psyché
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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 20:05

Panda-Bear-Tomboy.jpg

C’est bizarre mais j’ai toujours préféré les aventures soniques en solitaire des membres d’Animal Collective à leurs productions avec le groupe, exceptions faites de « Sun Tongs » (2004) et « Feels » (2005) et encore, à écoute modérée. Même leur dernier album « Merriweather Post Pavilion » ne m’avait pas séduit, malgré l’énorme plébiscite dont il avait bénéficié, m’incitant alors à de multiples écoutes ! En vain…..Bref, c’est ainsi !!!

 

L’an passé, Avey Tare m’avait enchanté avec son « Down There » (critique ici L'escapade solo d’Avey Tare... ) et maintenant c’est au tour de Noah Lennox alias Panda Baer avec « Tomboy » !

Cette année, en 2011, un film portant le même titre est sorti sur les écrans et raconte l’histoire de la dualité sexuelle d’un jeune garçon (« Tomboy » veut dire garçon manqué en anglais). Coïncidence ?? Hasard ??


 

 

Comment succéder, avec succès, au très épique et très admiré « Person Pitch » ??? Panda Bear s’est surement posé la question. Il a donc pris son temps (quatre années), a su évoluer et s’entourer.

Tout d’abord, ses compositions sont plus « pop » que par le passé, moins longues. Mais cela ne veut nullement dire qu’elles se sont assagies, qu’elles sont plus calme. Non, elles gardent un net penchant pour l’expérimentation, baignant toujours dans un doux climat (néo) psychédélique si personnel. On retrouve avec plaisir ces harmonies vocales tordues (comme sur le titre d’ouverture « You Can Count On Me ») faites à partir de chœurs éthérés et de voix, ou plutôt de sons de sa voix. Aquatique, trafiquée avec divers effets (delay, réverb’) ou mis en boucles, elle rayonne de clarté et de mystère. Du grand art sonore, superbement aidé par le mixage virtuose de……..Peter Kember alias Sonic Boom (ex Spacemen 3, Spectrum, E.A.R). Comme pour le « Congratulations » de MGMT, Sonic Boom a mis toute sa science du psychédélisme sonique à profit sur cette œuvre.

Rythmiques Hip Hop, dub hypnagogique, dream pop élégiaque, néo folk psychédélique, post rock neurasthénique, électro pop céleste et poétique…….Difficile de définir le disque de ce créateur hors-norme. En tout cas, les titres baignent dans des ambiances très cinématographique : grands espaces désertiques, jungles tropicales et humides, etc…Cette musique est très atmosphérique. Elle pourrait être la B.O de l’espace mental, de la psyché complexe de Panda Bear !! Un art psyché-thérapeutique ???

Noah Lennox, voyageant en solitaire (comme disait le regretté Bashung), propose un road trip musical chamanique, lysergique et psychologique d’une très grande réussite.

 

Alors, au cinéma ou en musique, « Tomboy », titre de l’année ???

 

Extraits : « Slow Motion »

 

« You Can Count On Me

 

 

note : * * * * * *   * 

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 19:32

Coil - Musick To Play in the Dark Vol 1 (1999, Chalice)

 

The Dreamer Is Still Asleep” : C'est surement le titre le plus hypnotique, entêtant et envoutant qu'il m'ait été donné d'entendre. Ce morceau est tellement évocateur qu'il provoque immédiatement mille et une images mentales. C'est une sorte de B.O électro industrielle des films imaginaires et oniriques qu'on a en tête...Alors attention, « le rêveur est toujours endormi », ne le réveillez-pas !!!

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 21:12

B.Eno-2010.jpg

Small Craft On A Milk Sea” de Brian Eno (2010) Warp

 

Ma note : * * * * * *  *

 

Brian Eno aime à ce définir comme « non musicien ». Au départ et face aux grands avec qui il a travaillé, c’est peut être vrai. Mais magicien sonore, génie en production musicale, avant-gardiste et visionnaire hors pair, ça par contre j’en suis sur. Roxy Music, Cluster, The Talking Heads, David Byrd, Moebius (le dessinateur) pour les plus connus, autant de collaborations prestigieuses dont a émané de grands disques ou même pour certains, de véritables chef d’œuvre devenus des classiques intemporels. Qu’auraient été sans lui « Remain in light », « Fear of music » et surtout My ghost of my bush…. ??? En tant que producteur et ingénieur du son, des groupes comme U2 ou Coldplay (« Viva la vida ») ont retrouvé un peu de substance et d’inspiration (voir de crédibilité) en travaillant avec lui. Mais au lieu de se contenter d’élever, de transcender les travaux artistiques des autres, il est également capable de créer entièrement seul des œuvres à l’univers complexe et possède maintenant une très riche discographie. Dans les années 70 début 80, en visionnaire et parfait avant-gardiste, il a aidé a posé les fondations de plusieurs courants musicaux à venir : électronica, ambiant, post rock atmosphérique avec des disques comme « Before and After Science », « Another Green World » ou « Ambient 1-Music For Airports » !!


OK, tout cela, bien que fort pertinent, appartient au passé. Et maintenant ???


En 2010, Brian Eno est revenu avec un nouvel album signé chez Warp. Juste retour des choses car les différentes productions de ce label spécialisé en électronica expérimentale et oblique ou en électro hip hop mutant lui doivent énormément. Ainsi la boucle est bouclée.


Small Craft On A Milk Sea” est une oeuvre complexe, dense, tellement riche qu’il faudrait des centaines d’écoutes avant d’essayer d’en faire le tour. La pochette montre un désert aride. Mais l’univers qu’elle renferme est à l’opposé ou elle est l’oasis luxuriant que la photo ne montre pas, comme hors champ.


Tout débute par une succession de trois titres (« Emerald and lime », « Complex heaven » et « Small craft on a milk sea ») ambiant à l’atmosphère calme, sans beat ou parfois de simples bribes de rythmes très doux. Mais « Flint march » est là pour nous dire que ce ne sera pas qu’un disque d’ambiant. Une rythmique dans le plus pur style drum’n’bass hardstep démarre et s’impose, reprise sur le suivant « Horse », en plus rapide encore. L’ambiance de l’album prend une autre tournure, plus dark, plus torturée. « 2 forms of anger » ne va pas adoucir la chose. Il s’étire ainsi quand au ¾, des guitares et une batterie viennent en renfort de cette charge des Walkyries version industriel ! Pour apaiser l’ambiance, et l’auditeur alors arasé et lessivé, une basse lente et mélodique domine « Bone jump » sur des break-beat downtempo et de somptueuses mélodies de synthés. « Dust shuffle », avec sa basse vrombissante, amène un petit coté dub. « Paleosonic » semble avoir été composé avec un robot en furie qui aurait testé les machines et divers samples de solos de guitares, de bruits et autres bips électroniques. « Slow ice old moon » et « Lesser heaven » sont totalement sans rythme et très planant, tout comme le plus sombre et mystique « Calcium needles », qui aurait put être un morceau inédit de « Cluster II » (Cluster). « Emerald and stone » est une variation stylistique du premier titre de l’album. Et “Small Craft On A Milk Sea” se clôture par 3 autres superbes morceaux d’ambiant, « Written forgotten », « Late anthropocene » et « Invisible ».

 

Brian Eno a créer, avec ce « Small Craft On A Milk Sea », une œuvre expérimentale, éclectique, électronique et cinématographique, sorte de B.O onirique et poétique de son film mentale. Encore un bijou de plus à une disco qui en compte pourtant beaucoup.

 

Titre n°1 « Emerald and lime »

 

Titre n°6 « 2 forms of anger »

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Published by Francky 01 - dans Electro-Dub-Hip Hop
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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 22:38

 

Dans la série "un même disque, plusieurs pochettes" et la continuté de mon dernier post, voici les 13th Floor Elevators avec leurs deux premiers albums qui ont eu pleins de variantes de la même pochette, suivant les nombreuses rééditions et les pays.

 

Le mythique "The Psychedelic Sounds of the 13th Floor Elevators" (1966), le premier album de l'histoire a utilisé le mot psychédélique.

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Et le second album "Easter Everywhere" (1967) qui intégra du folk à leur garage rock psychédélique.

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Published by Francky 01 - dans Pochettes de disques
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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 14:28

En matière de psychédélisme, j’ai toujours préféré le minimalisme « primaire » des 13th Floor Elevators à une approche très technique des grands groupe rock progressif, certes très virtuose.

Minimalisme des compositions, répétitivité hypnotique amenant à une fulgurance cosmique, son à base de garage rock 60’ et de blues rock graisseux, absence de virtuosité technique, immédiateté née de l’épure.

 

20 ans plus tard, les Spacemen 3 reprendront la formule (et « Rollercoaster » des 13th Floor Elevators par la même occasion) en y ajoutant encore plus de répétitivité à la limite du drone. C’est pourquoi je fais cette connexion entre ces 2 groupes via leur vision commune du psychédélisme.

 

« Roller Coster » The 13th Floor Elevators (1966) issue de “The Psychedelic Sounds of the 13th Floor Elevators

 

 

How Does It FeelSpacemen 3 (1989) issue de “Playing With Fire

 

 

« RollerCoster » Spacemen 3 (live Amsterdam 1988) issue de “Sound of Confusion” (1986)

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 16:35

 

Le clip "Heart In Your Heartbreak" des excellents The Pains Of Being Pure At Heart, extrait de leur dernier album "Belong" (Slumberland Records/Fortuna Pop!) 2011. 

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Published by Francky 01 - dans Shoegaze - Post Rock
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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 15:41

street-halo.jpg Burial "Street Halo EP " (2011) Hyperdub


 

Après avoir sortie un 2 titres ("Ego / Mirror") en ce début d’année avec ses potes Thom Yorkes (Radiohead) et Four Tet, revoici le génie du Dark Dubstep Burial avec ce disque, le dernier depuis..........2007 et son énormissime "Untrue" !

 

Un disque, 3 titres : "Street Halo", "N.Y" et "Stolen Dog" d’une musique minimaliste créée avec une économie de moyens, comme un Art de l’épure. Aucun excès formaliste, autant dans les rythmes que dans les sons, les samples et les mélodies.

Chez Burial, les beats déstructurés, technoïdes et concassés sont accompagnés par des infrabasses lourdes et hypnotiques. Une rythmiques pouvant aussi bien faire danser que planer mais qui au final emmène toujours l’auditeur vers la transe. Burial, chamane électro du XXIème siècle ??


Autours de ce squelette rythmique gravite la matière sonore. Des fragments de mélodies, des échos de voix, des bribes de sons où se côtoient des sonorités telluriques (la pluie, le vent, crépitements du feu….) avec  les bruits de la rue. Urbanité du son fait à partir de sonorités d’éléments naturels, contraste et paradoxe !!!


Une musique électronique post-moderne qui semble comme nimbée dans des ambiances déshumanisées voir robotiques où la solitude côtoie la mélancolie urbaine.

 

Ce Maxi 3 titres est-il le signe annonceur d’un nouvel album pour Burial ??? Après « Street Halo », c’est son boss Kode9 qui vient juste de nous redonner de ses nouvelles personnelles grâce à « Black Sun » (voir mon dernier post ici : Kode9, Prince & "Black Sun"... ).


Hyperdub, label électro le plus top de 2011 ???? A vous de jugez !!!


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Published by Francky 01 - dans Electro-Dub-Hip Hop
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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 22:43

Kode9&TheSpaceape-2011-Black Sun

Kode9 And The SpaceApe "Black Sun" Hyperdub

 

Le boss du label Hyperdub Kode9 vient tout juste de sortir son second disque "Black Sun" sous le nom de Kode9 And The SpaceApe.

 

Un album de dubstepelectronica, slow-techno, urban jungle, Drum'N'Bass déglinguée et hip hop robotique riment avec virtuosité et expérimentation.

Extrême recherche rythmique (la beat box a chauffé), richesse des samples, des mélodies et des sons, ambiance futuriste, post-apocalyptique et mysticisme........Kode9 présente ce disque comme un ensemble, une histoire narrée tout au long des 12 morceaux.

 

"Black Sun", premier disque-concept du dubstep ????  

 

 

"Sine Of The Dub" - Kode9 And The SpaceApe ("Sign' O' the Time" - Prince 1987)

 
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Published by Francky 01 - dans Electro-Dub-Hip Hop
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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 00:37

Plusieurs très beaux disques de folk sont déjà sortis cette année qui a réservé son lot de surprise (J Mascis en solo), de découverte (Anna Calvi) et de confirmations (Iron & Wine, Alela Diane, Fleet Foxes et Bill Callahan). D’autres albums, certainement très bons et réussis, ont du aussi sortir mais je recense ici que ceux que je connais et que j’écoute.

Petit tour de piste au cœur de mes albums préférés où la guitare acoustique (mais parfois aussi électrique) et la voix prédominent.

 

IronAndWine-2011

Iron & Wine « Kiss Each Other Clean 4AD * * * * * *   * 

Passé de Sub Pop à 4AD (deux mythiques labels indie), le barbus Samuel Beam ouvre sa musique à d’autres influences. Son folk jadis neurasthénique et contemplatif côtoie désormais la funk et la soul, la pop et le rock. Et son songwriting s’en trouve que plus abouti.

JayMascis-2011-SeveralShadesOfWhy

J Mascis Several Shades Of WhySub Pop * * * * * *  * 

J’ai déjà parlé de ce disque ici : J Mascis en mode acoustique... .

 

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Anna Calvi Anna Calvi Domino Recording * * * * * *   *  

Encensée par une presse unanime mais provoquant de véritables débats au sein de la blogosphère, Anna Calvi est certainement l’artiste la plus hype de l’année. Laissant un peu retomber ce buzz, je viens de la découvrir récemment. Et quel album, quel artiste !!

Je suis immédiatement tombé sous le charme. Sa musique navigue dans les eaux troubles d’un folk pop baroque hanté par les fantômes du blues et les spectres du rock goth ou cold wave ! Ses morceaux vous prennent aux tripes, les guitares slides s’entremêlent en toute virtuosité aux mélodies somptueuses et servent d’écrins majestueux pour sa voix féline, ô combien superbe et habitée !! Une très grande artiste est née. Son nom : Anna Calvi ! Et son disque est un chef d'oeuvre !!!

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Alela Diane Alela Diane & Wind Divine Rough Trade * * * * * *   *  

Alela Diane délaisse ses apparats chamaniques, électrifie son propos et sonne plus pop. Malgré cela, ce troisième disque est tout aussi réussi que les précédents. Comme la française Keren Ann qui s’est également diversifiée sur son dernier album (plus rock et électrique aussi), sa mue artistique s’accompagne d’un changement de look avec une coupe au carré qui lui va à ravir. Quelle est belle et libre Alela Diane !!

FleetFoxes-2011

Fleet Foxes Helplessness BluesSub Pop * * * * * *   *  

En 2008, les Fleet Foxes avaient déboulé avec un album éponyme de folk lunaire rempli d’harmonies vocales que l’on aurait dis venir d’un autre âge, d'une autre période (Ma critique ici : Fleet Foxes "Fleet Foxes" (2008) Sub Pop ). Et voici donc son successeur, “Helplessness Blues”, disque à la pochette graphiquement superbe (après le tableau de Brueghel du premier). Et derrière cette éblouissante beauté formelle se cache une musique tout aussi magnifique.

Mélodies somptueuses, arrangements et orchestrations d'orfèvres, harmonies vocales célestes, passages plus rock, plus électrique et même quelques digressions limites free (le final de "The Shrine _ An Argument"). Décidément, ces renards flottants sont de véritables enchanteurs, des troubadours mystiques du XXIème siècle.

Dimanche 18 septembre : Après plusieurs mois de recul maintenant, je modifie mon avis.

Ce disque, je l'écoute peu en fait et cette musique me lasse. La magie qui émanait du premier album éponyme est abscente de celui-ci. Malgré un savoir faire indéniable, Helplessness Blues” ne m'emballe pas. Mais je continue de croire en eux, d'écouter "Fleet Foxes" ou "Sun Giant EP" et je serais surement curieux de découvrir le prochain, à condition qu'ils évoluent.      

BillCallahan-2011-Apocalypse

Bill Callahan Apocalypse Drag City * * * * * *   *  

Jadis Smog puis (Smog), il a repris son véritable nom depuis quelques enregistrements : Bill Callahan ! Mais malgré ces multiples identités, une chose reste constante : le talent. Après « Sometimes I Wish We Were an Eagle » en 2009, cette « Apocalypse » est de toute beauté. En électrifiant certains passages, en intégrant des guitares slides, des influences blues et rock, son propos s’en trouve que plus fort. Sa voix rocailleuse se prête parfaitement à ces complaintes sur les grands espaces, sur l’état de l’Amérique actuelle. Peut être son meilleur disque !!!

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Published by Francky 01 - dans Folk-songwriting
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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 21:27

En 2008, j’avais édité un post nommé : Best off "Premier album" !! . Trois ans plus tard, j’en écris sa suite car soit j’avais oublié certains disques cultes (Joy Division, Slowdive, TV On The Radio), soit d’autres artistes/groupes sont apparus depuis (Fleet Foxes, The XX, Fever Ray, Gonjasufi) et ont réalisé un first album « parfait » ou très réussi, quelques fois un chef d’œuvre !!

 

Joy Division Unknows Pleasure

« Unknown Pleasures » Joy Division (1979) : Voir ma critique ici : "Unknown Pleasures" de Joy Division !!! .

Slowdive-1991 JustFor-aLife

Just For A DaySlowdive (1991) : Un des plus grands groupes de shoegaze sort son premier LP en 1991, un an après l’énormissime « Nowhere » de Ride (un de ses concurrents les plus sérieux). 43 minutes pour 9 titres orientés dream pop neurasthénique et (néo)psychédélique très planante. Un véritable joyau, labyrinthe sonore où il fait tellement bon s’y perdre et s’y abandonner ! Et en 1993, ils sortiront "Souvlaki", un des plus grands albums, sinon le meilleur, du mouvement shoegaze !!!

TvOnTheRadio-2004

Desperate Youth, Bloodthirsty BabesTV On The Radio (2004) :

Déboulant comme une furie dans le monde de l’indie rock avec cette première attaque sonique carrément barrée, ce groupe a véritablement explosé tous les codes. Ces New-Yorkais ont proposé une musique hybride et volcanique : Un post rock déjanté malaxé avec du free jazz en roue libre, de la soul abrasive, de l’électro mutante, de la pop futuriste, du gospel épileptique et fiévreux…Et les disques qui ont suivis n’ont fait que confirmer leur singularité et leur talent.

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« Fleet Foxes » Fleet Foxes (2008) : Voir ma critique ici : Fleet Foxes "Fleet Foxes" (2008) Sub Pop .

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xxThe XX (2009) : Voir ma critique ici : « xx » - THE XX .

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Fever RayFever Ray (2009) : Karin Dreijer Andersson (moitié du duo The Knife) exorcise ses démons en réalisant son premier projet solo, véritable coup de maitre ! Cet album, véritable journal intime de l’artiste, propose 10 titres d’électronica dark dowtempo aux ambiances gothiques, sombres et Lynchéènes. Une grande œuvre électronica à la beauté malade.

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« A Sufi And A Killer » Gonjasufi (2010) : Voir ma critique ici : Le coup de boule musical de Gonjasufi.... .

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 21:31

DucanJones-2011-SourceCode.jpg

« Source Code » de Ducan Jones (2011)

 

Le pitch : Un homme (Jake Gyllenhaal) se réveille dans un train de banlieue assis en face d’une jolie femme qui visiblement le connaît bien (Michelle Monaghan). Lui semble comme amnésique. Désorienté, il essaye de comprendre et se rend compte qu’il est dans le corps d’un autre quand tout à coup le train explose. Et il se retrouve dans une sorte de caisson où il apprend qu’il participe à une expérience, « le code source » et qu’il a pour mission d’identifier le terroriste et d’empêcher une autre série d’attentats. Ainsi, on le projette 8 min avant la catastrophe et revit donc toujours la même scène.

 

Ducan Jones, le réalisateur de « Source Code », n’est pas un inconnu (surtout pour le monde du rock) car c’est le fils du grand David Bowie. Il signe-là son second long métrage après « Moon » en 2009. « Source Code », film de science fiction indépendant, pourrait être le croisement entre « Inception » (le coté SF intello et métaphysique), « Un jour sans fin » (la même scène éternellement vécue), « L’armée des douze singes » (l’histoire d’amour, l’image persistante de la femme, menace terroriste), la série télé des années 90 « Code Quantum » (projection dans un autre corps, voyage temporel) et le film antimilitariste « Johnny s’en va t’en guerre » (ce corps mutilé communicant par signes). Mais réduire ce film à ces références ne serait pas juste car on nierait l’auteur et son univers très personnel.

 

A / Comment filmer la même scène répétée plusieurs fois, avec des allers-retours passé/présent, sans ennuyer ou perdre le spectateur ????


Ducan Joness’est sûrement posé cette question. Il a su trouver la réponse adaptée.


1 La mise en scène : Elle est très fluide, inventive et n’hésite pas à utiliser des détails très identifiables qui sont bien montrés chaque fois.

2 La même chose mais différemment : Le héros, d’abord perdu (comme le spectateur), comprend petit à petit les enjeux et le mécanisme de fonctionnement, comme les règles d’un jeu de rôle qu’il apprendrait au fur et à mesure. Lorsque le film avance, le héros agit de manière différente et modifie la scène qui devient donc chaque fois unique. Ainsi le personnage principal en devient presque son propre scénariste et même celui du film.

3 En intégrant une passion amoureuse : Au début du film, notre héros se réveille face à cette femme pleine de charme. Il revit donc cette rencontre à chaque fois. Petit à petit, il l’a découvre mieux jusqu’à en tomber amoureux. Ducan Jones rajoute un élément fédérateur qui ouvre un vaste champ des possibles scénaristique afin de pimenter cette fameuse scène samplée tout en humanisant les personnages. En effet, quoi de plus beau et universellement touchant qu’une histoire d’amour. C’est un atout supplémentaire pour accrocher le spectateur et qui permet aussi de faire basculer le film dans un mélodrame amoureux de science fiction.


B / En remontant dans le passé, peut-on infléchir le cours du temps ou est-ce qu’il est impossible de changer ce qui est arrivé ????


C’est l’un des enjeux majeurs qui est au cœur de ce film et la question qui taraude notre héros. Malgré les affirmations du scientifique dirigeant l’expérience, il acquière la certitude qu’il peut réécrire le passé et changer la fin de l’histoire. Ce qui s’annonce au départ comme un bon film de série B prend une tournure d’œuvre complexe remplie de questionnement, un grand film théorique à portée métaphysique. Et tout ça sans jamais renier son rôle de divertissement grand public (mais à budget modéré, à la différence de « Inception »).


Deux niveaux de lecture, deux films pour le prix d’un. Si ce n’est pas un exploit ça !!

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Published by Francky 01 - dans Cinéma-DVD
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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 22:02

« Helplessness Blues » - Fleet Foxes 

 

Voici une jolie vidéo d’un morceau des Fleet Foxes au titre éponyme du nouvel album, “Helplessness Blues”, qui sortira début mai.


En 2008, ils avaient créer la sensation, un énorme buzz et m’avaient littéralement scotché avec leur album (n°1 de mon top disques + critique ici : Fleet Foxes "Fleet Foxes" (2008) Sub Pop ). Trois ans plus tard, ils reviennent avec ce second disque et continuent d’émerveiller avec leur folk rock lunaire aux harmonies vocales célestes.

Leur musique, c’est un peu la B.O du Paradis, le réveille des Anges, un ravissement poétique, onirique et apaisant. Mais j’en ai déjà parlé ici : Quand j'écoute les Fleet Foxes ou, quelques divagations existentielles !!! .

 

FleetFoxes-2011.jpg

« Helplessness Blues » - Fleet Foxes (2011) Sub Pop

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Published by Francky 01 - dans Folk-songwriting
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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 11:42
 
Dernier concert de la tournée dantesque Low And Heroes Tour 12/12/1978
 
Hier soir, j'ai vu "Source Code" de Ducan Jones, qui n'est autre que le fils de...David Bowie. Le coté science-fiction de cet excellent film (dont je vais très vite vous reparler) m'a donné envie d'écouter le père période fin 70's, l'album "Station to station" ! Expérimental, claviers proto-techno, passages virtuoses, en un mot : Enormissime !!!
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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 01:09

BrittaPhillips-DeanWareham-2003-SonicSouvenirsEP.jpeg

Sonic Souvenirs EPBritta Phillips & Dean Wareham (2003, Jetset Records)

 

Note : * * * * * *  * (6*)

 

Ces derniers temps, depuis que Ludo m’a très gentiment envoyé ce superbe disque (big thanks à toi), il enchante mes jours et mes nuits. Un EP en fait, 6 titres pour 25 min de pur bonheur et douceur, sorte de cocon musical ouaté où il fait si bon s’y lover !!

 

C’est le premier enregistrement du duo Dean & Britta. Dean, c’est Dean Wareham, le guitariste/chanteur de feu Galaxie 500 (voir mon post sur ce groupe ici : Galaxie 500, une vision brumeuse du rock psychédélique ). Et Britta, c’est Britta Phillips.

Six morceaux touchés par la grâce d’une Indie pop psychédélique et envoutante. Les voix et choeurs éthérés se marient à merveille dans ces arrangements sophistiqués et raffinés, ces mélodies somptueuses et ces orchestrations élégiaques. Et la production céleste de Sonic Boom (Spacemen 3, EAR, Spectrum) est comme une parure de diamants pour chaque titre. La pochette bleutée est tout simplement magnifique (jugez vous même) !

 

Décidément, Spacemen 3, par ses deux co-leader (Jason Pierce et Sonic Boom) reste une source d’influence majeure pour tout l’Indie rock’n’pop actuel !!

 

Je n’ai hélas pas encore écouté leurs 3 Lp et leurs autres EP. Mais s’ils sont du même acabit, il me reste encore de belles heures d’écoutes devant moi !!!!

 

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