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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 16:35

LisaMandel-2009-HP

"H.P .1 L'asile d'aliénés" de Lisa Mandel (2009) L'Association

 

Certaines bandes dessinées vous prennent aux tripes, vous attrapent immédiatement. Elles vous malmènent, vous procurent de la joie, de la révolte, de la tendresse, bref un véritable kaléidoscope d’émotions. Et bien « H.P.1 L’asile d’aliénés » de Lisa Mandel et de cette trempe la ! 

Je ne connaissais absolument pas cette auteure de bande dessinée avant cet album. Je l’ai acheté sur le foi de sa mythique maison d’édition, L’Association, et après avoir lu de brefs posts sur quelques bon blogs (notamment celui de Joseph Ghosn). Et quelle claque, un véritable électrochoc ! D’ailleurs, je l’ai même classé dans mon top B.D 2009.

 

L’auteure s’est lancée dans une création originale, sur un sujet rarement traité en B.D : raconter l’histoire de la psychiatrie française, et cela en 3 volumes. Ce premier tome couvre la période 1968-1973. 

D’entrée, ce qui frappe, c’est que ça transpire l’authenticité, que ça sent le vécue. Ce n’est pas de la fiction. Lisa Mandel l’explique d’ailleurs dès le début de l’album : Elle a baigné toute petite dans ce milieu, par l’intermédiaire de sa mère et de son beau-père (tous deux infirmiers psy), en entendant toutes sortes d’anecdotes et de récits surréalistes. Elle leur a donc demandé, et à trois autres de leurs collègues/amis, de lui raconter leurs vies passées dans ce métier. Ceci explique que c’est n’est pas une histoire à la narration classique avec un début et une fin mais plutôt une succession de saynètes avec, à chaque une son titre, suivants les histoires et anecdotes racontées.

« H.P.1 L’asile d’aliénés » est donc ce que l’on nomme un documentaire dessiné, comme le sont « La Guerre d’Alan » d’Emmanuel Guibert, « Persepolis » de Marjane Satrapi ou « L’Ascension du Haut-Mal » de David B (livres qu’elles reconnaît adorée et tous publiés à L’Association).

En introduction, elle présente ces cinq « personnages principaux » et rappelle un décret de 1838 qui oblige chaque département d’avoir un établissement public spécialisé pour recevoir et soigner les aliénés. Ou comment, en réalité, cacher la folie humaine.

Tous les personnages sont dessinés simplement, avec un trait presque naïf, les rendant effrayants physiquement, métaphore de leur folie intérieure. L’utilisation d’une unique couleur (l’orange) dans ce noir et blanc donne à ce qui est raconté encore plus de crudité et de simplicité. Car le propos est violent, sombre et émouvant. Ainsi, au cours des pages, on découvre réellement cet univers méconnu du grand public, et de moi-même aussi. Lisa Mandel décrit, d’après ces témoignages vécus, un système archaïque, des locaux vétustes, l’absence de prise en compte de la parole du patient, une hiérarchie omnipotente autant que les syndicats. Et tout ce qui se passe dans l’H.P reste à l’intérieur, rien ne sort de ses murs. Qui s’en souciait d’ailleurs ? Et maintenant ?

La fin du livre se termine sur une note d’espoir. La dernière saynète « nouveau départ », raconte le commencement d’une nouvelle ère où les pratiques évolues, deviennent plus humaine.

Mais ça, ce sera pour le volume 2 prévu pour..........octobre 2010.

 

Un seul conseil : courrez chez votre libraire préféré et achetez ce livre époustouflant !!!! 

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 12:59


Le nouvel album de CocoRosie, "Grey Oceans", est dans les bacs !!

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 12:55


Suite du teaser de "Grey Oceans" de CocoRosie.

Ambiance mystique et chamanique !!!

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 12:50


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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 00:02
 
 
Ce matin, il fait beau et chaux. Le soleil brille et la pluie semble être passée. Un album sorti début 2010, que je n'ai découvert que très récemment, me semble être la B.O adaptée à cette journée ensoleillée.
Voici donc le titre "Sing" en live, dans un club de Londres, le 12 février derniers. Et cette vidéo ne fait que confirmer ce que je pensais : ce titre de "There Is Love In You" est très groovy et ultra dansant.
Mais l'album tout entier est une merveille que je ne cesse de découvrir, chaque écoute m'emmenant un peu plus loin au cœur de cet univers poétique, bucolique et psychédélique. Let's go !!!!
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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 22:26

FiresInDistantBuildings.jpg

"Fires in distant buildings" de Gravenhurst (2005) Warp

Note : * * * * * *   *

 

Depuis le temps que j'avais envie de parler de ce skeud, j’écris enfin une petite bafouille sur ce sublime "Fires in distant buildings" de Gravenhurst, sorti en 2005 chez WARP, mythique label plus connu pour ses productions électro-expérimentales (Boards Of Canada, Autechre, LFO, etc...).

Son auteur, Nick Talbot, homme orchestre sacrément doué originaire de Bristol, signe là un petit chef-d’œuvre de rock mélancolique, psychédélique et atmosphérique. Véritable tempête sonore, le disque envoûte l'auditeur dès la première écoute! Fait de pic, de roque (rock!), d'explosion volcanique mais aussi d'accalmie aux mélodies mélancoliques et complexes, tout cela au sein d’un même morceau parfois comme sur l'hypnotique "Song from under the arches".

Son disque d’avant était beaucoup plus calme, un disque de folk bucolique, « Flashlight Seasons ». Mais cette fois, le ton monte est il sera résolument plus électrique, électronique, rock et éclectique. Enregistré pendant une période sombre de sa vie, le disque dégage une violence intérieure, insidieuse et rentrée mais totalement communicative. Mais point de pathos malgré cela ! C'est une des forces de "Fires and distant buildings"

Par ses rythmes lents et puissants, ses explosions soniques quasi volcaniques et son coté envoûtant, le disque convoque certaines références 

  • Tout d’abord, un album que j’écoutais ado m’est tout de suite venu en tête : "Undertown" des américains de Tool.
  • Ensuite, d’autres groupes ou styles me viennent aussi à l’esprit comme : The Velvet Underground, le krautrock (Neu! ou Can), le rock noisy (Sonic Youth, Low, etc..), la cold wave (Joy Division ou The Cure) et même le rock prog’ par des titres de plus de 10 min tout en montés et cavalcades  !
  • Mais aussi, comme sur le précédent, avec les titres plus calmes Nick Drake et son folk baroque et même les Kinks, magnifiquement repris sur le final "See my friends".

Tous ces noms prestigieux sur ces frêles épaules auraient pu l'écraser, mais Nick Talbot les a entièrement digérés pour ensuite façonner sa propre musique, avec son identité et son vécu! Il a réussit à créer une musique hybride et c’est là l’autre force de ce somptueux disque.

 

Si vous êtes prêt pour une envoûtante expérience sonore, une seule solution : appuyer sur le bouton PLAY et laissez-vous envahir! BON VOYAGE !!!

 

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 20:08

FourTet-2010

"There Is Love In You" - Four Tet (Domino) 2010

 

Bien que sortie en début d’année, je n’ai écouté que seulement ce dernier et somptueux album de l’anglais Kieran Hebden, alias Four Tet. Et c’est surtout grâce à l’ami Twist, qui en a écrit une magnifique chronique sur son blog : ICI. 

Je n’avais pas vraiment suivi l’évolution de Kieran Hebden, ne possédant que l’album « Pause », datant déjà de 2001. Mais quelle évolution !

La musique est à l’image de la pochette : colorée et variée. Variété est synonyme d’éclectisme. Et Kieran Hebden en fait preuve tout au long de « There Is Love In You »

  • Dans les sons et dans les samples utilisés pour chaque morceau. C’est un festival de sonorités chaudes, joyeuses et psychédéliques, comme cette voix féminine, douce et sensuelle qui tourne en boucle (à vous faire aussi tourner la tête) sur le premier titre « Angel Echoes ».
  • Dans les styles : On navigue entre FolktronicaElectronica rêveuse et bucolique (beaucoup plus joyeuse que sur « Oversteps » d’Autechre) et nu Jazz. Certains titres sont même orienté Electro/Techno très dansant comme "Sing" ou, plus subtilement, « This Unfolds ». Ces deux morceaux vous donnent une envie instantanée de jumper. D’ailleurs, je les imagine bien en hit à dance-floor pour dj’s, qu’ils passeraient en after d'une rave party, au petit matin, au levé du jour. 
  • Dans les rythmes et les beats également. Ils sont d'ailleurs très travaillés, évoluant même à l'intérieur d'un morceau, comme ce "This Unfold" qui commence paisiblement pour finir, sans que l'on s'en rende compte, en une Electro techno pour dance floor.

 

Vous l’aurez compris, « There Is Love In You » est un des meilleurs disques de musiques électroniques sortie en 2010 avec « Oversteps » d’Autechre bien sûr, qui serait comme sa face obscure et mélancolique !

Autechre/Four Tet : Deux approches "opposées" de l’Electronica, deux expériences sonores radicalement différentes.....Seul le génie créatif est identique ! Et comme dirait l’autre : « quand le génie est la, tout va » !!!!

 

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 17:55

Joy_Division_Unknows_Pleasure

       "Unknown Pleasures" de Joy Division (1979)


1979, Manchester, presque dix ans avant Madchester. Quatre gaillards, quatre survivants punks s'étant rencontrés lors d'un concert des Sex Pistols (d'après la légende), vont révolutionner le rock en le séquestrant dans un bunker délabré pour lui repeindre la gueule en noir !


Musique aride, froide, désespérée et mélancolique. Une basse Disco dark, des rythmes de batterie martiaux, novateurs ("She's lost control") et dansants ("Disorder"), des guitares tranchantes comme des lames de rasoirs. Unea voix caverneuse, comme sortie d'outre tombe. Une voix de possédé, celle d'un chantre du désespoir, Ian Curtis. Et ses textes d'une beauté poétique, mais d'une beauté malade ! Le cooktail musical idéal pour rentrer de pleins pieds dans les années 80's.

Cette nouvelle décennie qui sera marquée par l'apothéose de la société de consommation, du fric, de la pub et du luxe (ah, Guy Debort, tu le savais déjà). Mais aussi l'arrivée du chômage, du SIDA, de la chute des idéaux, du début des délocalisations et de ce que l'on nommera beaucoup plus tard, la Mondialisation. 


C'est dans ce contexte qu'ils vont créer l'alchimie parfaite entre une musique et son époque. Noir et désespérées comme l'on pu être aussi ces années 80.


Un son ultra novateur, fabriqué de main de maitre par un fou, un génie des studios, un certain Martin Hannett,  pour ce premier album à l'aura quasi mystique : "Unknown Pleasures" ! Avec "The Velvet Underground & Nico" (1967), rarement disque n'aura autant été source d'inspiration pour les générations futures. Dix titres nés des cendres encore brûlantes de l'incendie PunkPost-punk ? Cold Wave ? Psychédélisme gothique ? Au choix.

Tout commence à 100 à l'heure avec le frénétique et robotique "Disorder". La transe se poursuit, plus lente mais aussi plus envoutante avec "Day of the Lords". Et "Insight" avec ses sons acidifiants, tels les TB 303 de la Techno à venir. Et je pourrais parler ainsi de chaque titre qui regorge tous d'idées et d'inventivité ! Un chef d'œuvre, un disque incontournable !!

 

Ensuite vint "Closer", leur second et hélas dernier album studio. 

 

L'avenir s'annonçait pourtant radieux pour Joy, la gloire s’apprêtait à sonner à leur porte. Mais, un jour apparemment ordinaire du mois de mai, à quelques heures du départ de leur première tournée américaine, Ian Curtis (âme damné du groupe) à préféré s'en aller tutoyer les anges. Leur destin n'allait alors tenir plus qu'à une corde.....de pendu. Et l'aventure s'est achevée ainsi......Mais le mythe, quand à lui, avec cette mort tragique et brutale, ne faisait que naître. La suite ???? Ça, c'est une autre histoire !!!  

 

* * * * * *  * * 

 

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 11:53

MGMT-2010 

MGMT, alias Ben Goldwasser et Andrew VanWyngarden, je ne vous ferais pas l’affront de vous les présenter tellement ils sont devenus rapidement connus suite au carton de leur premier disque. Mais moi, je les écoute et les découvre seulement maintenant, en 2010 avec « Congratulations », car le buzz et la hype entourant « Oracular Spectacular » en 2008 m’avait passablement gonflée. Comme pour Franz Ferdinand, ce n’est qu’après la vague médiatique de leur premier disque éponyme passée que j’ai commencé à réellement les écouter (pour finir à placer « Tonight » n°2 de mon top disques 09). C’est comme ça ! C’est peut être un peu con de ma part, mais quand des groupes émergeant à peine sont immédiatement portés aux nues par la rock critique, je me méfie !


Comme emporté dans un tourbillon de légèreté, avalé par une spirale sonique infinie, surfant sur une vague multicolore et psychédélique ! Tel est l’impression ressenti à chaque écoute de « Congratulations » !


Me voici donc face à se second opus, les oreilles vierges de leur musique, face à ces 9 titres de pop baroque et psychédélique. Une féérie, un feu d’artifice sonore et mélodique, des arrangements fougueux et tourbillonnants où l’expérimentation semble être le mot d’ordre. Expérimentation ! Est-ce parce que l'album a été enregistré et produit par Peter Kember (alias Sonic Boom) ? Une sacrée référence en matière de productions et d’enregistrements torturés car c’est quand même un ex Spacemen 3, groupe ô combien mythique et fondateur (avec Jesus & Mary Chain et The Pastels) de l’édifice shogaeze !

Ainsi, pour créer cette cathédrale pop psychédélique, ils se sont donc installés et enfermés avec Sonic Boom et Dave Fridman (producteur de « Oracular Spectacular », mais que crédité ici au mixage) dans un studio construit pour l'occasion à Malibu en Californie.

Dès le titre d’intro « It’s working", on décolle pour une folle cavalcade épique à la Walkyries ultra jouissive. Et c’est ainsi partis pour ne plus s’arrêter !

« Song for Dan Tracy » en deux et enfin, au titre 3, un moment de répit avec « Someone’s Missing » mais au final explosif quand même. S’ensuit « Flash Delirium », « I found a whistle », véritable apologie aux psychotropes, « Siberian Breaks » le titre de bravoure de l’album de plus de 12 min. Et « Brian Eno », hommage à…vous l’aurez deviné, alternant cavalcade rythmique et passage plus down tempo, tout comme « Lady Dada's Nightmare », quasiment instrumental si ce n’est de vagues chœurs lointains, titre d’inspiration très Floydien ou shoeagaze (pour le travail sonores des voix comme perdues au loin). Et nous arrivons enfin à la plage (n°9), ressortie de cette spirale sonique, essoufflé, accompagné par « Congratulations », jolie ballade pop/folk.

Pour résumer, MGMT réussi haut la main le passage fatidique du second album. Un disque complexe et bourré de trouvailles sonores (merci Sonic Boom et Dave Fridman) De plus, la pochette est superbe : multicolore à l’image de sa musique, avec ce personnage sympa (j’hésite entre Sonic ou Itchy des Simpson) !

Tout cela m’a donné envie de me rattraper et de découvrir enfin « Oracular Spectacular » ! Y’a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis !!!

 

 

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 20:19

11 « Astro Coast » de Surfer Blood (2010)

 

Surfer Blood pourrait être le nom d’un nouveau super héro tiré d’un comics U.S dark sous acide ! Mais non, c’est le nom d’un jeune groupe américain qui propose, avec « Astro Coast », un premier disque épatant !

Ils sont cinq, viennent de Palm Beach, font références au surf (le nom du groupe) et composent de superbes mélodies et harmonies vocales. On pense forcément aux Beach Boys, et avec raison. Mais ils malaxent ces mélodies sous un « wall of sound » de guitares et réussissent le mariage surprenant de la surf musique des années 60 avec le rock indé lo-fi et le shoegaze des années 90 !

« Astro Coast » c’est 10 titres d’une efficacité redoutable. Les mélodies sont gorgées de soleil (de Californie of course) et les riffs de guitares imparables.

Bien sûr, les influences se font ressentir : Pavement (même coolitude apparente), Weezer et Pixies pour le contraste puissance/mélodie (« Floating Vibes », « Swim » ou « Twin Peaks »). Mais aussi The Cure et Joy Division pour certaines ambiances Cold Wave mais surtout pour le son de la basse (« Neighbord Riffs »), Vampire Weekend, Yeasayer et Animal Collective pour peindre certains titres de couleurs ethniques aux harmonies tribales (« Take it easy »).

Mais malgré toutes ces références ultra tendances, les Surfer Blood arrivent à se démarquer, à s’approprier leur musique qui n’est nullement impersonnelle.

Mais n’est-ce pas le problème quand on possède une certaine culture et que l’on se passionne pour l’écriture et l’analyse musicale (même pour l’apprenti rock critique que je suis) ? On n’écoute plus les disques d’une oreille vierge de tout passif et on repère (même inconsciemment) les influences auxquelles raccordées la musique entendue !

Autre qualité, et pas des moindres, c’est le son de cet album. Il est magnifiquement produit et arrangé, redistillant avec virtuosité et de manière novatrice l’héritage sonore shoegaze, Cold wave et de tout le rock indé des fabuleuses années 90 ! Ah, encore à citer des références. Est-ce grave Mr le Psy ?

 

Ce qui est sûr, c’est que Surfer Blood, avec leur noisy pop sur-vitaminée, donne des envies de plage, de sable fin, de soleil et de surf. En tout cas, ce disque sera la bande son idéale de l’été, mais pas que…

 

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 13:06

MythsOfTheNearFutur

« Myths of the Near Futur » Klaxons (Polydor) 2007

 

Comme pour la critique précédente de Beck, celle-ci a déjà été publié sur le site Résonance, le 26/03/2007, et je l’ai laissé à l'identique. 

 

 

Grand espoir 2006 sur la seul foi d'un énorme single "Hall of records", les Klaxons inventeraient-ils la pop du troisième millénaire? Il faut dire que ce single est très dansant et énergique, alliant mélodie et dance-floor !

Le voici donc le premier album tant attendu des Klaxons et il se nomme "Myths of the near futur". Soit onze petites bombes sonores d'efficacité, entre techno-rock, acid-punk, revival rave et tout ce que vous voudrez! Alors les Klaxons sont-ils l'avenir du rock ? Peut-être, en tout cas il offre une alternative intéressante à la pop music en "créant" un pont entre deux courants majeurs, le rock et l'électro. Bien sur, les plus perspicaces diront que cela a déjà été fait et ils auront raison !

 

Petit revival : fin 80's, des groupes comme les Happy Mondays et les Stones Roses organisent les noces païennes de l'électro balbutiante avec le rock souillon (ah Madchester et l'Hacienda). A défaut de totalement innover (mais qui le fait réellement aujourd'hui), les Klaxons apportent leur contribution à l'édifice avec une fraîcheur indéniable.

Sirènes, couleurs fluo, esprit hédoniste et envie de faire danser, comme au bon vieux temps du début des "Rave-party"! Ils définissent eux-mêmes leur musique de "pop sous MDMA" et les journalistes leur courant de nu rave.

Vaste programme. Et que trouve-t-on dans leur chaudron musical ? Une pincée de Chemicals Brothers, un zest de Prodigy, des basses de Joy Division, la fureur mélodique de Nirvana, un peut de "Brit-pop" tendance Blur et Pulp, et plein d'autres fines épices encore en cherchant bien! Une véritable mixture sonore qui, une fois passé à la moulinette Klaxons, sonne vraiment neuf. Comme si ces artisans avaient bien masqué les ficelles et les coutures de ce vêtement XXL.

 

"Myths of the near futur" est-il le nouveau manifeste sonore de la génération "fusion" ? Est-ce la pop du troisième millénaire ? Je ne sais pas, mais une chose est sur : il va falloir maintenant compter sur ces insulaires de Klaxons. A suivre !!!

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 19:27

Information 

« The Information » de Beck (Interscope) 2006


J’ai retrouvé cette vieille chronique (datant du 25/01/2007), que j’avais publié sur un site où j’ai fait mes premières armes critiques. Ce site culturel participatif s’appelle Résonance et il est toujours en activité. J’ai donc décidé de la publier sans aucune retouche, comme à l’origine ! Retour en 2007 :


Beck is back ! Un an seulement après "Guero" son précédent album, le génial blondinet nous redonne des nouvelles. Produit en main de maître par l'incontournable Nigel Goldrich (Radiohead, Air, etc..) avec lequel il avait déjà collaboré sur "Sea change" et "Mutations", "The information" renoue avec l'esprit foutoir et bricolo de ses début. Dès la première écoute, le résultat est stupéfiant. On comprend vite que Beck est au top, qu'il nous livre là son meilleur album! Il a vraiment l'art et la manière pour malaxer hip-hop, folk lunaire et déglingué, pop spatiale, chœurs psychédéliques et trouvailles sonores et mélodiques. Comme au bon vieux temps de "Mellow gold" et "Odelay".

Bien sur, malgré la qualité des seize morceaux du disque, certains se démarquent immédiatement. Comme "Think i'm in love", "Cellphone's dead" avec son rythme Hancockien, "Nausea" rap au refrain entêtant, "New round" et "Dark star" qu'on dirait sortit d'albums de ses potes de Radiohead, et aussi "1000 bpm" sorte de free hip-hop. Mais la palme de la bizarrerie revient sans conteste à "The horrible fanfare" qui, sur le rythme du "requiem pour un con", s'étire sur plus de dix minutes dans une étrange expérience sonique !


Alors, malgré ses amitiés avec la scientologie, Beck nous prouve avec "The information" qu'il n'a pas perdu son pouvoir et sa liberté créatrice. Et c'est tant mieux !!

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 12:32

TheXX-2009-xxLP

 

"xx" de The XX (2009) Young Turks recording

 

  Ma Note : * * * * * *

 

Numéro un de mon classement disques 2009, je vous propose enfin ma critique du superbe « xx », d'un jeune quatuor anglais, The XX. Disque qui tourne d’ailleurs toujours sur ma platine ou dans mon baladeur MP3 depuis. Sur le chemin du boulot, le casque sur les oreilles, je suis léger, flottant dans la ville au son de cette musique envoutante et planante.

Avec des restes du cadavre Post-punk/Cold Wave, ils ont réussi le tour de force de créer un disque à la musique simple mais ô combien superbe, sorte de manifeste esthétique post-moderne de la beauté minimaliste des années 00' finissantes.  

 

D’abord, Le visuel : J’ai été immédiatement très intrigué par la pochette, un carré noir avec un grand X blanc en son centre. Très épurée et extrêmement graphique à la fois. Et le nom du groupe ainsi que celui de l’album : XX ! Référence pornographique ? Chromosomique ? Signature anonyme ? Je ne sais pas, une véritable énigme.

 

Ensuite, la musique : Minimaliste, sobre et épurée, autant dans les arrangements, les mélodies que dans la production. Celle-ci a d’ailleurs été réalisée maison car c’est Jamie Smith (Beats and MPC) qui s’en est chargé. Vu la qualité tout en sobriété, il y a de quoi rendre jaloux pas mal d’apprentis des studios.

La musique donc : De léger accords de guitares, quelques arpèges subtiles. Une basse lourde, lente, très cold wave (on pense à Joy Division). Des rythmes martiaux, robotiques, électroniques et puissants, mais tout en étant lents. Ils sont tous issus de machines, mais de machines mélancoliques. Des claviers cheaps, vintages, très 80’, que l’on jurait avoir été acheté d’occasion pour pas chère sur E-Bays. Les mélodies sont imparables et vous rentre tranquillement dans la tête comme pour mieux y rester. De petites véritables touches impressionnistes dans ce tableau sombre et glacial. A l’image de tous les titres de l’album, sans prétentions apparentes mais qui vous séduisent tout en douceur pour finalement vous rendre totalement accros.

Et la voix. Où les voix plutôt devrais-je dire. Car elles sont deux. Romy Madley Croft la guitariste et Oliver Sim le bassiste se répondent, se complètent comme pour mieux nous perdre dans le dédale hypnotique de cette cathédrale sonore néo Cold Wave. Identique à la musique, elle sont toutes de sobriété, en retenue. L’exemple le plus flagrant est la reprise de Womack & Womack, "Teardrops", qu’ils s’approprient entièrement, ralentissant le tempo et la réinterprètent en enlevant tous gimmicks Funk ou r’n’b tant à la mode !

Bien sur, les influences cold wave de Joy Division, The Cure (surtout la macabre trilogie « Seventeen Seconds », « Faith » et « Pornography ») sont présentes, se font sentir. Mais cet héritage, qui aurait pu être écrasant pour de si jeunes musicien, ils s’en servent pour mieux le détourner, créer leur propre univers.

 

Comme disait le célèbre chimiste Lavoisier :

« Rien ne se perd, rien ne se créer, mais tout se transforme ».

En voici la preuve musicale !!!!

 

TheXX-2009-xx

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 19:25

Je me suis procuré un disque des mythiques Wire, « On Returning (1977-1979) ». En fait, c’est plus une compil’ qui réunit des titres de 3 disques : « Pink Flag » (1977), « Chairs Missing » (1978) et « 154 » (1979). Mais ce qui est le plus étonnant, c’est que la pochette de « On Returning (1977-1979) » reprend des éléments graphiques des pochettes des 3 disques compilés, sorte de compilation par le visuel ! La preuve par l’image :

Le premier « Pink Flag » (1977)

Wire-1977-PinkFlag 

Le second « Chairs Missing » (1978)

Wire-1978-ChairsMissing 

Et le troisième « 154 » (1979)

Wire-1979-154 

Et maintenant la compil « On Returning (1977-1979) » 

WireOnReturning1 

De « Pink Flag », on retrouve ainsi le drapeau et le sol, de « Chairs Missing » ce sont les rideaux + la plante et de « 154 », les diverses formes géométriques de couleurs. 

Excellent travail graphique et artistique, très recherché, qui en plus permet une petite histoire du groupe par le biais de références visuelles. Pas mal non ! Quand je clame haut et fort (et je ne suis pas le seul d’ailleurs) que les pochettes de disques peuvent être de véritables œuvres d’art.

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 00:33

 

Putain, un concert de The Fall, c'est de la bombe bébé !!!

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