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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 23:25

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Maxi « The Diamond Sea » Sonic Youth (Geffen) 1995

 

« The Diamond Sea » ou presque 20 minutes d’un véritable trip hallucinatoire et musical. Débutant par une magnifique mélopée, quelques notes d’une somptueuse beauté accompagnée par une voix plutôt douce, le morceau évolue lentement pour aller se fracasser dans un énorme déluge sonique. Guitares abrasives contre arpèges mélodiques, larsens, fureur et bruit contre mélodie et douceur…Contrastes et oppositions...Mais en plein cœur de ce chaos retenti à nouveau cette superbe mélodie hypnotique, anneau de Moebius sans fin…Reprise au ralentie et montée progressive se finissant dans une dernière et extrême explosion noisy !! Alors sans conteste, cette mer de diamants est vraiment une immense chanson, peut être la plus envoûtante de Sonic Youth !!! 

 

 

RAPPEL : « Dirty Boots » ou une autre de mes chansons cultes du groupe (voir mon ancien post : http://muziksetcultures.blog.sfr.fr/article-sonic-youth-et-son-dirty-boots-61926805.html)

 

Dessin : Half Bob

 

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 22:17

Various – The Space Project (Lefse Records, 2014)

 

« The Space Project » est une compilation sortie lors du Disquaire Day 2014 regroupant 14 artistes/groupes aussi divers que Jason Pierce / Spiritualized, The Antlers, Jesu, Beach House ou encore Youth Lagoon.

Le concept de ce projet : Chaque artiste devait créer un morceau inédit intégrant des sons enregistrés dans l’Espace par les sondes Voyager 1 & 2. 

Le résultat : Une musique ultra planante qui navigue entre Space Rock, électronica cosmique, Ambient, Dream-pop contemplative et Expérimental rock. Un mariage réussi entre sonorités interstellaires (100% made in Space), rythmiques hypnotiques, ambiances psychédéliques, mélodies célestes et voix éthérées éparses.     

 

Alors, prêt à embarquer à bord du « The Space Project » pour un voyage sonique aux confins du temps et de l’espace ??

 

TRACKLIST :

Giove (Porcelain Raft)

Jupiter (The Antlers)

Terraform (Mutual Benefit)

Miranda (Anna Meredith)

Always Together With You [The Bride Song] (The Spiritualized Mississippi Space Program)

Amphitrites Lost (The Holydrug Couple)

Worms (Youth Lagoon)

Blues Danube (Blues Control)

Saturn Song (Beach House)

Moonlet (Zomes)

Earth I (Absolutely Free)

Song Of Earth (Jesu)

Long Neglected Words (Benoit & Sergio)

Sphere Of Io [For Georg Cantor] (Larry Gus)

 

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 23:30

Tragedy & Geometry - Steve Hauschildt (Kranky) 2011

 

Aujourd’hui, Emeralds n’est plus, le groupe ayant hélas splitté en 2012 après l’ultime et magnifique « Just To Feel Anything » (Editions Mego). Retour sur le premier album d’un de ses membres fondateurs, l’expert en science mélodique Steve Hauschildt.

 

Au sein du trio Emeralds, Steve Hauschildt officiait à la programmation des synthétiseurs/machines avec John Elliott, accompagné du petit virtuose de la guitare Hypnagogic Mark McGuire. Ce dernier a même été pendant longtemps une de mes petites marottes perso et dont j’ai déjà parlé sur ce blog à plusieurs reprises.

 

« Tragedy & Geometry » est donc le premier essai solo. D’après Hauschildt, cet opus brasserait plusieurs idées et thématiques comme le rôle et l’impact de l’information dans notre société numérique. A l’époque, il l’a souvent expliqué dans ses interviews : « …De nombreuses recherches ont démontrées que, même si l’information est plus accessible que jamais, nous devenons de plus en plus « stupides » parce que nous n’avons plus besoin de notre mémoire à court-terme, du souvenir. Tragedy & Geometry traite vaguement de ce concept… »…Un album-concept !!!

A l’écoute de ce disque, le parallèle avec « Does It Look Like I'm Here ? » (2010) semble évident. Même somptuosité des mélodies, même sonorités entre électronique et synthétique, même approche Pop des morceaux dans leur construction….D’ailleurs, aux vues des évolutions d’Emeralds (les deux derniers albums), je suis persuadé de l’importance de Steve sur les compositions du groupe.

Lors de sa sortie, Steve expliquait que « Tragedy & Geometry » a été entièrement créé à partir de sonorités électroniques, de divers claviers analogiques et quelques machines.

Les mélodies semblent être la pierre angulaire de cette œuvre. Omniprésentes et splendides, elles me font penser à de grands boulevards d’une citée futuriste qui iraient se perdre dans l’infini sur de longues plages Ambient, à l’image des lignes de fuites lumineuses de la pochette. Mais ces sonorités électro-synthétiques, bien que produite par des machines, semblent pourtant organiques, telluriques ou même aqueuses.

La musique de Steve doit autant à l'Hypnagogic et la Synth’ Space 00’s, à l’Ambient 90’s, à la Synthpop 80’s en mode Expérimental qu’à la Kosmiche de l’Allemagne psychédélique des 70’s !!! Un savant mélange sonique !

En maniaque et perfectionniste, c’est Steve en personne qui a tout écrit, arrangé et produit. Seul le mastering a été confié à James Plotkin, grand habitué des univers de ce genre.

 

En solo toujours, Steve Hauschildt a récidivé l’année suivante (en 2012 donc) avec « Sequitur », toujours chez Kranky et en 2013 avec une sorte de compil d’anciens morceaux (« S/H », Editions Mego).

 

Mon post sur Outer Space, side-project de John Elliott (http://muziksetcultures.blog.sfr.fr/article-outer-space-videos-111774852.html)

 

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 16:25

ALBUMS STUDIO

 

Lazer Guided Melodies (1992) Dedicated 

http://muziksetcultures.blog.sfr.fr/article-lazer-guided-melodies-spiritualized-89332714.html

 

Pure Phase (1995) Dedicated 

http://muziksetcultures.blog.sfr.fr/2014/03/spiritualized-pure-phase.html

Ladies and Gentlemen We Are Floating in Space (1997) Dedicated 

Let It Come Down (2001) Arista

Amazing Grace (2003) Dedicated 

Songs In A&E (2008) Sanctuary Records 

http://muziksetcultures.blog.sfr.fr/article-52494858.html

Sweet Heart Sweet Light (2012) Double Six records/Fat Possum 

http://muziksetcultures.blog.sfr.fr/article-sweet-heart-sweet-light-spiritualized-113524570.html

 

LIVE

Fucked Up Inside (1993) Dedicated 

Royal Albert Hall October 10 1997 Live 2CD (1997) Dedicated 

 

BONUS : leur first EP

Anyway That You Want Me (1990) Dedicated 

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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 19:59

« Flame », « Pinô » et « Recount ». 3 disques sortis cette année qui ont plusieurs points communs : styles, univers (plutôt sombres et mélancoliques), label (Sonic Pieces) et surtout leurs créateurs. 3 projets différents pour deux hommes seulement, deux créateurs virtuoses de paysages sonores aventureux : Erik K. Skodvin et Otto A. Totland !! Deux albums solos et le troisième, fruit de la collaboration de ces 2 hommes. Vous me suivez ???

 

Flame - Erik K. Skodvin (Sonic Pieces/Miasmah) 06/2014

 

Album solo de Erik K. Skodvin : Patron du label Miasmah, moitié de Deaf Center, membres de B/B/S/ avec Andrea Belfi et Aidan Baker, également créateur sous le pseudo Svarte Greiner. C’est le second volet d’un diptyque entamé en 2010 avec « Flare ». 2 disques, 4 années d’écart mais une seule lettre de différence dans le titre, un M après un R.

Anne Müller au violoncelle, Gareth Davis à la clarinette et Mika Posen au violon. Nils Frahm au mastering. Entre dark Ambient, Drone, Néo-Classic, Jazz abstrait et Expérimental. Des notes, des atmosphères et des sons...une élégie sonique nocturne emplie d’une beauté malade.

 

Pinô - Otto A. Totland (Sonic Pieces) 02/2014

 

« Il voyage en solitaire » dirait Manset ! Et un premier essai solo. 18 titres très courts joués au piano et qui s’enchaînent, s’imbriquent les uns avec les autres dans une très grande harmonie....et ponctué de silence. Un silence assourdissant, criant de vérité ! Également enregistré, mixé et mastérisé par Nils Frahm, décidément incontournable.

 

 

Recount - Deaf Center (Sonic Pieces) 08/2014

 

« Recount » ou la réunion de Skodvin et Totland. Seulement deux morceaux, 2 titres de plus de 13 minutes. Malheureusement, je ne l’ai que vaguement écouté pour donner un avis tranché. Mais aux vues des qualités du précédent (« Owl Splinters ») et du savoir faire des deux musiciens, on peut foncer les yeux fermés ! 

 

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 19:22

Spectrum : Un même titre pour 2 disques différents. Musique complémentaires ?? Continuité ?? Ou alors, juste un rapprochement sémantique hasardeux ?? A vous de choisir !!!

 

Face A : Mythique disque du batteur Billy Cobham sorti en 1973. 6 titres entre électric Jazz/Fusion & Free.

Face B : Premier album de Sonic Boom alias Peter Kember (ex Spacemen 3) sorti en 1990. Il prendra d’ailleurs par la suite ce même nom comme pseudo artistique !

Pour rappel, mon papier de 2012 sur sa carrière, ainsi que divers autres posts sur ce même blog : http://muziksetcultures.blog.sfr.fr/article-l-univers-sonique-boom-de-peter-kember-101278564.html

 

 

Billy Cobham – Spectrum (1973) / Sonic Boom – Spectrum (1990)

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 18:42

Hypnotannenbaumdronefuzz [PWYC] cover art

Aidan Baker – Hypnotannenbaumdronefuzz (Self-relesead, 2014)

 

Faut-il encore présenter Aidan Baker ? D’origine canadienne, ce créateur est guitariste de Nadja ou B/B/S/ (Andrea Belfi et Erik Skodvin), trio avec lequel il a sorti l’an passé le superbe « Brick Mask » (ici http://muziksetcultures.blog.sfr.fr/b/b/s/-brick-mask). Il a aussi publié sous son nom nombre de disques, en solo ou en collaboration avec d’autres artistes comme Tim Hecker. Bref, un grand nom de la scène Expérimental/dark Ambient-Drone.

 

Cette fois, c’est avec un EP au titre à rallonge qu’il nous redonne de ses nouvelles. Trois titres seulement mais pour plus de 40 minutes quand même !! « Hypnotannenbaumdronefuzz » oscille entre Post rock hypnotique, Minimal Jazz, Psychédélisme et Ambient/Drone lumineusement obscure. Sa méthode de travail ??? Comme pour la création d’un mille-feuille sonore, Aidan Baker empile couches de sons mis en boucles, motifs de guitares remplis d’effets cosmiques, savantes atmosphères envoûtantes et sublimes mélodies minimalistes ! 

 

Élégie sonique et poétique, ode aux errances nocturnes, ce disque aux ambiances mélancoliques nous emporte ainsi dans une sorte de transe quasi tribale, proche d'un état de conscience modifiée. Aidan Baker ou l’art de la beauté minimale et du spleen musical !!!

 

Une récente interview : http://smazars.blogspot.fr/2014/05/aidan-baker-le-virtuose-des-boucles.html

 

Aidan Baker @ Antwerp Ambient Festival 2014 / photo S. Mazars

 

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 18:58

Swin - Caribou (Merge/City Slang) 2010

 

Après mon récent post sur « Jiaolong » de Daphni (voir ici http://muziksetcultures.blog.sfr.fr/2014/08/daphni-jiaolong.html), voici « Swin » de Caribou. Mais quel point commun entre ces 2 entités, entre Daphni et Caribou ??? Et bien, tout simplement son créateur, un seul et même homme, le génial Dan Snaith !

 

 

Dès l’ouverture « Odessa », le ton est donné : électronic, dansant et terriblement efficace ! Une mélodie et des boucles entêtantes, une rythmique dantesque (beat & basse lourde, bols tibétains, cloches), une voix remplie d’effets.

Délaissant un peu la Sunshine Pop/Psyché Pop de son précédent disque (« Andorra » 2007), Dan Snaith navigue cette fois dans des eaux nettement plus électroniques : Deep House, Techno Minimal/Prog’, Electronica, Synth-pop…Néanmoins, le psychédélisme reste présent, « Swim » oscillant aussi entre Kraut-pop et Expérimentations soniques.

Sur plusieurs morceaux ("Kaili", "Leave House" ou "Hannibal"), on retrouve un ensemble de cuivres composé d’un sax ténor & soprano, d’un trombone et même d’une flute. Et sur scène, la rythmique dantesque est assurée par pas moins de 2 vraies batteries (influence Kraut oblige) ! Et l’un d’eux n’est autre que le leader de Pick A Piper alias Brad Weber.

 

En octobre prochain, Caribou va sortir son nouveau disque « Our Love ». Mais d’après les premiers avis et l’écoute d’un titre, rien n’augure de bon. Il semblerait qu’il ait évolué vers un R’n’b F.M et une euro-dance 90’s du plus mauvais goût. Raison de plus pour s’écouter en boucle cet excellent « Swim », en espérant un futur retour au sommet. L’espoir fait vivre !!!! 

 

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 20:11

O-RE-GON cd  (Home Normal 2011) cover art

Felicia Atkinson - O-Re-Gon (Home Normal) 2011

 

En 2011, la musicienne/dessinatrice Felicia Atkinson nous envoyait une carte postale sonore de l’Oregon. Superbe récit musical d’une errance poétique, entre grands espaces, paysages mentaux et abstractions soniques. La rencontre contemplative de Neil Young et Fennesz !!!

 

Des arpèges cristallins aux sonorités métalliques égrainés sur une guitare ultra hypnotique. Un clavier électrique Fender Rhodes ou un harmonium l’accompagne dans cette ritournelle rêveuse et énigmatique. Puis, petit à petit, montent des accords de guitare dissonants et légèrement noisy. Sur le second titre (« Green & Grey »), une voix quasi fantomatiques chuchote une sorte d’incantation chamanique.

Le disque prend alors des airs de western lysergique et bourdonnant, sorte de « Dead Man » abstrait. Lynch, Jarmusch et Neil Young plongé dans un grand bain acide. Ambient-Folk bruitiste et onirique, Americana noise et Drone contemplatif !!! Deux longs titres dépassant les 15 minutes chacun, comme deux longues divagations soniques.

Félicia Atkinson a dit de « O-Re-Gon » qu’il est une sorte d’élégie à quelques destins sombres et beaux ayant fini dans des eaux troubles : Laura Palmer (Lynch), Mouchette (Bresson) ou Leopoldine (Hugo).

 

Un an plus tard, c’est sous le pseudo à rallonge de Je Suis Le Petit Chevalier que Felicia Atkinson nous redonnait de ses nouvelles avec « An Age of Wonder ». Encore une histoire d’abstraction musicale !!! 

 

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 22:55

knife_shakenLP_001

The Knife - Shaken-Up Version EP (Rabid/Mute/Cooperative) 2014

 

L’an dernier, le duo The Knife était revenu aux affaires avec « Shaking The Habitual », double album expérimental, électronique et dément, et ce dans tous les sens du terme. Ma critique ici : http://muziksetcultures.blog.sfr.fr/the-knife-shaking-the-habitual.

Et il en ensuite parti en tournée. Totalement iconoclastes et savamment barrées, les prestations de The Knife semblent dérouter et diviser le public. Mais le groupe a profité de ce Shaking The Habitual Tour pour enregistrer un nouvel EP de remix, « Shaken-Up Version » (déjà écoutable sur deezer) et propose même un clip déjanté et….euh, fou (c’est le mot) !!!

 

Alors The Knife, imposture arty ou génie incompris ??? A chacun de se faire son avis !!!

 

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 18:50

Wooden Shjips est un quatuor californien qui propose un Rock néo-Psyché/Kraut’ ultra hypnotique malaxé avec un Shoegaze/Post rock aux riffs minimalistes et répétitifs conduisant l’auditeur vers une sorte de transe tribal, primaire ! Une musique hypnotique et ultra enivrante, dans la ligné de l’axe Velvet Underground - Grateful Dead - Spacemen 3/Loop & Co....Plus proche de nous, ils s’apparenteraient à The Warlocks (voir http://muziksetcultures.blog.sfr.fr/article-ce-qui-tourne-sur-ma-platine-52636427.html), Gnod & White Hills (voir http://muziksetcultures.blog.sfr.fr/article-gnod-white-hills-split-album-112079949.html) ou encore Psychic Ill’s et l’excellent « Hazed Dream », un de mes Best disques 2011 (voir http://muziksetcultures.blog.sfr.fr/article-hazed-dream-psychic-ills-93029401.html).

Mais j’avais déjà parlé de Wooden Shjips ici : http://muziksetcultures.blog.sfr.fr/article-wooden-shjips-ou-le-neo-psychedelisme-53683757.html.

 

A SAVOIR : Ripley Johnson, leur leader, guitariste et chanteur charismatique (christique ??) est aussi, avec sa femme Sanae Yamade (claviers), au commande d’un autre combo tout aussi psychédélique alias Moon Duo. Ma critique complète de leur LP « Mazes » sorti en 2011 sur l’excellent label Sacred Bones Records ici : http://muziksetcultures.blog.sfr.fr/article-mazes-de-moon-duo-81050714.html.

 

DISCO sélective des LP's 

Wooden Shjips (2007) / Volume 1 (2008) = Holy Mountain

Dos (2009) / Volume 2 (2010) = Holy Mountain

 West (2011) / Back To Land (2013) = Thrill Jockey

 

Voici donc une belle prestation live très récente !! 

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 22:33

DEAN BLUNT — SKIN FADE

Décidément ultra productif, Dean Blunt a récemment sorti une mixtape en téléchargement gratuit de surcroît !!

 

Auteur l’an passé d'un superbe album « The Redeemer » (voir ici : http://muziksetcultures.blog.sfr.fr/pause-estivale-dean-blunt-2013) et d’un tout aussi réussi EP « Stone Island » quelques mois plus tard, Dean Blunt est déjà de retour avec « Skin Fade ». 

 

Bien que présenté comme une mixtape, « Skin Fade » s’apparenterait plus à longue errance sonique de 26 minutes enregistré sur une seule piste. Mais tel un concerto poético-expérimental, cet unique morceau est en fait divisé de plusieurs mouvements distincts où sont malaxées diverses influences éparses : Electro, Expérimental, Psyché, Art Pop-Hypnagogic, Drone, dérive dark-Ambient, beats Hip Hop, ambiances hypnotiques….

 

Et c’est avec un immense plaisir que l’on retrouve la voix sensuelle de Joanne Robertson, déjà présente sur certains titres de « The Redeemer » et « Stone Island ».

 

Dean Blunt - Skin Fade (Self-released) 30/01/2014 

 

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 02:08

Grand Jeu Sans Frontières Des Blogueurs Mangeurs De Disques

Edition n°8 – SAMEDI 22 MARS

Thème 7 : "I want to drive you through the night, down the hills."

Vous mettez cet album dans l'autoradio et vous conduisez toute la nuit. Pour aller où? Là n'est pas la question...

Mon choix : Spiritualized - Pure Phase (Dedicated) 1995

 

Spiritualized - Pure Phase.png

 

Voici donc un de mes « disques de route » idéal !

Mettre le CD « Pure Phase » dans l’autoradio, allumer le contact de l’auto, et démarrer. Le paysage commence à défiler, tout comme les kilomètres ainsi que les heures. Rouler certes, mais pour aller où ?? Dieu seul le sait. Je continue, toujours plus en avant, plus loin, comme seul et unique objectif. En « mode automatique », mon esprit vagabonde et s’enlise dans mes songes, aux plus profonds de ma psyché. Je suis tellement bien, juste moi et Jason Pierce, que le temps pourrait complètement s’arrêter et cela n’aurait plus aucune importance ! Tiens d’ailleurs, la nuit est tombée et je ne m’en suis même pas aperçu.

Enregistré au mythique studio Abbey Road et produit par Pierce en personne, « Pure Phase » est autant idéale à écouter à bord d’un véhicule que le véhicule musical idéal pour des dérives soniques et des voyages cosmiques.

 

1995 : Trois ans après un premier essai d’une grâce inouïe (« Lazer Guided Melodies » voir ici : http://muziksetcultures.blog.sfr.fr/article-lazer-guided-melodies-spiritualized-89332714.html), Jason Pierce (via Spiritualized) nous avait redonné de ses nouvelles avec cet album à très haute teneur en psychédélisme éthéré, sur-dosé en T.H.C, opiacé ou autres substances hallucinogènes et nébuleuses en tout genre !! Une lettre musicale qui nous venait direct du cosmos, lieu où Jason Pierce semble avoir élu domicile depuis fort longtemps, ses débuts discographiques ou plus précisément 1987 et le second LP des mythiques Spacemen 3 « The Perfect Prescription » (voir là : http://muziksetcultures.blog.sfr.fr/article-2010-les-spacemen-3-et-moi-64440456.html) !!!

 

Pour l’occasion, Spiritualized est accompagné dans son épopée cosmique par The Balanescu Quartet et ses cordes célestes et virtuoses (violon, violoncelle, alto). Mais on trouve aussi d’autres instruments comme le banjo ou divers cuivres (trombone ou trompette). Space rock/néo Psyché, Shoegaze, Blues et Gospel (deux styles que Jason affectionne tout particulièrement), dérives Ambient et quelques digressions Free jazz/rock se côtoient en toute cohérence au sein de cette œuvre.

Feedback et saturation, échos et réverb’, noise et drone, assaut bruitiste et contemplation hypnotique, calme et puissance, bruit et mélodie...au service d’un lyrisme planant et flamboyant !

 

UN CHEF D’ŒUVRE pour conduire, UN CHEF D’ŒUVRE tout court….et je pèse mes mots !!!

 

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 02:25

Grand Jeu Sans Frontières Des Blogueurs Mangeurs De Disques

Edition n°8 – DIMANCHE 16 MARS

Thème 4 : "There's no future, no future, no future for you!"

« Le disque que vous écoutez quand tout semble sans issues, histoire de se rouler dans le désespoir... »

Mon choix : Raime - Quarter Turns Over A Living Line (2012, Blackest Ever Black)

Bande sonore post-apocalypse ??

Voici donc un des disques (récent pour celui-ci) que j'écoute quand j'ai le blues, sorte de bande son de ma psyché obscure et sombre la plus profonde. Ces périodes où, face à la connerie et l’intolérance du monde (et les raisons ne manquent pas), le cafard voir la dépression me guette et que tout me semble sans espoir….mais ce n’est que passager, fort heureusement !!   

 

Raime, tel un organisme informe et malsain, semble avancer en rampant dans des périphéries urbaines et dévastées, des zones interlopes et glauques….L’album est sorti sur le label Blackest Ever Black, maison réputée pour abriter des terroristes soniques tels que Prurient, Régis (avec qui Raime a déjà collaboré), Vatican Shadows ou le premier EP de Tropic Of Cancer (« The Sorrow Of Two Blooms » 2011).

 

Deux producteurs londoniens (Joe Andrews et Tom Halstead) sont aux commande de Raime. Leur musique prend racine dans des influences éclectiques en abolissant les frontières entre rock et électronique. Mais que le duo arpente les courants de l’Indie ou de l’électro, c’est toujours par la face obscure. Raime s’inscrit dans cette tendance actuelle lourde d’aborder les musiques électroniques par son coté « dark ».

A l’écoute de « Quarter Turns Over A Living Line », on ressent une espèce de malaise, un sentiment diffue mais permanent. Dans ces ambiances pesantes et étouffantes où l’air est presque irrespirable, se côtoient drones lancinants, cordes, riffs de guitares, percussions, sonorités métalliques et sombres sorties de machines démoniaques. Des cris semblent parfois même s’échapper, étouffés par des grésillements ou autres saturations. L’auditeur plonge dans les égouts de l’âme humaine, ces souterrains obscurs menant au fin fond de nulle part, ou plutôt au cœur des ténèbres de la psyché.

Réminiscences de sons, de musiques, de divers groupes ou styles, passés ou présents, mais remixés, triturés, déstructurés et retravaillés par Raime. Bribes de souvenirs, d’ambiances et de rythmes, fragments Goth’, Indus ou Post-punk mais aussi Darkwave, Dubstep, dark Ambiant-Techno. Un vaste kaléidoscope bruitiste et sauvage où se rencontreraient Coil, Swans, Current 93, Autechre, Earth, Andy Stott ou Shackleton.

 

Encore une musique d'obédience électronique traversée de spectres…de fantômes...Une musique "hantologique" ?? En tout cas, un disque qui risque de laisser de profondes traces, de briller d’une obscure clarté et de rayonner entièrement sur les années à venir. Alors, prêt pour l'obscure voyage ????

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 11:24

Grand Jeu Sans Frontières Des Blogueurs Mangeurs De Disques

Edition n°8 - VENDREDI 14 MARS

Thème 3 : "Je lui dirais les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux."

« Un disque qui se passe de mots, et très bien, merci!... »

Mon choix : Labradford – Mi Media Naranja (1997, Kranky)

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Mi Media Naranja” ou quand spleen rime avec sublime !!!!

 

Avec ce troisième album studio sorti en 1997, Labradford a réussi, en fusionnant Post-rock atmosphérique, Slowcore, Ambient et Drone mélodique, une œuvre extrêmement planante et touchante….Un geste poétique d’une beauté inouïe !!!

Dès le premier titre « S », on est immédiatement plongé dans les grands espaces, sorte de Grand Ouest Américain revu et corrigé. Mais dès le suivant « G », on décolle dans les hautes sphères, l’univers et le cosmos. On passe alors d’un western onirique et lysergique à « 2001 l’odyssée de l’espace ». Le minimalisme et l’épure sont de mise sur cette œuvre fleuretant parfois avec l’abstraction mais toujours dans une extrême grâce mélodique.

Les guitares, en subtils arpèges ou jouées slide, se baladent sur des rythmiques downtempo faites de basses lourdes et profondes ainsi que de beats fugitifs et fugaces ou longuement absents. Les nappes de claviers hypnotiques et de machines rongées par la mélancolie produisent des atmosphères tantôt poisseuses ou étouffantes mais aussi confortables ainsi que de puissants drones. Envolés de cordes, notes de violons élégiaques, poésie sonique....

 

Sonorités planantes et psychédéliques, bruissements, murmures, bruits de natures, résonances, échos, voix spectrales et spatiales, sons telluriques….Ambient music, contemplation, rêverie céleste……tels sont les composantes de ce disque où le silence assourdissant traverse  cette douce symphonie cosmique. 

 

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