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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 21:12

 1. Les Huit Salopards - Quentin Tarantino

 2. The Nice Guys - Shane Black

 3. Premier contact - Denis Villeneuve

 4. Spotlight - Tom McCarthy

 5. Comancheria - David Mackenzie

 6. Paterson – Jim Jarmusch

 7. Captain America : Civil War - Anthony et Joe Russo

 8. The Revenant - Alejandro Gonzalez Iñarritu 

 9. Les premiers, les derniers - Bouli Lanners

 10. Miss Pérégrine et les enfants particuliers - Tim Burton

 11. Rogue One : A Star Wars Story - Gareth Edwards (II)

 12. Dr Strange - Scott Derrickson

 13. Star Trek : sans limites - Justin Line

 14. Batman V Superman : L'Aube de la justice - Zack Snyder

 15. Saint Amour - Benoît Delépine et Gustave Kervern

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 11:24

Cet été 2016, le 24 juillet pour être précis, j’ai vu l’excellent Bertrand Belin en concert, ouvrant pour….les Tindersticks (quand même) ! Un moment totalement magique, unique, grandiose et complètement envoûtant....MON concert de l'année !!! Accompagné d’un groupe impeccable (guitare, piano/claviers, batterie, basse), Belin joue parfaitement de la guitare et chante ses chansons d’une interprétation complètement habitée. La majorité des titres de son set était extrait de son dernier album

J'ai récemment découvert « Il était cinq heures dix », un superbe documentaire réalisé par Pauline Jardel en 2014. Elle y filme Bertrand Belin au plus près de son être, alternant passages en concert, en studio, en coulisse et lors d’interviews face caméra. Un très beau film livrant quelques clefs pour pénétrer un peu son univers fascinant.

 

Pour rappel, son magnifique et dernier disque « Cap Waller » (2015, Cinq7/Wagram) est ressorti cette année dans une version contenant 3 inédits dont « Le mot juste » en duo avec Camélia Jordana.

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 19:17

Voici deux documentaires rock ou Rockumentaires sortis en DVD sur deux artistes majeurs de la scène Indie/Folk actuelle : « Heaven Adores You », réalisé par Nickolas Dylan Rossi, explore la vie et l’œuvre d’Elliott Smith. « Mistaken for Strangers », réalisé par Tom Berninger (le petit frère du chanteur), suit le groupe The National lors de la tournée pour l’album « High Violet » (disque n°1 de mon top LP 2010). 

 

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« Heaven Adores You » Nickolas Dylan Rossi (Eagle Vision, DVD Fr, juillet 2015)

Mistaken for Strangers

« Mistaken for Strangers » Tom Berninger (Imagine Films, DVD Fr, juillet 2014)

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 18:19

the waiting room cover art

Tindersticks - The Wainting Room (City Slang) 2016

 

De leurs B.O pour Claire Denis (5 films) aux atmosphères très cinématographiques dégagées par leurs chansons, le mariage entre musique et cinéma a toujours été une évidence chez les Tindersticks. Pour leur nouvel album studio « The Waiting Room » (22 janvier 2016), le groupe de Stuart Staples a proposé à divers artistes d’illustrer chacune des 10 chansons par un court-métrage, tous réunis dans un film collaboratif titré « The Waiting Room Film Project ». En mode ciné-concert, les Tindersticks présenteront l’œuvre au Festival du court métrage de Clermont Ferrand (partenaire du projet) et lors de quelques dates françaises.

 

« The Waiting Room » a été enregistré au Chien chanceux, le studio de Stuart Staples installé dans le sud de la France. Indie pop mâtinée de Soul et de jazz, ambiances lancinantes et hypnotiques, voix de crooner, mélodies belles à pleurer, arrangements ciselés, orchestrations raffinées, pluies d’orgues et de cordes célestes, quelques touches d’électronique…10 chansons ou 10 mini symphonies d’une extrême élégance. Un véritable enchantement !

Même après plus de 23 ans de carrière, les Tindersticks prouvent qu’ils n’ont rien perdu de leur créativité et qu’ils s’avèrent toujours aussi passionnants. Mesdames & messieurs, veuillez prendre place dans la « salle d’attente » des Tindersticks !!!

 

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 16:05

Birdman : Affiche

Birdman - Alejandro Gonzàlez Iñarritu

Dheepan : Affiche

Dheepan - Jacques Audiard

Les Souvenirs : Affiche

Les souvenirs - Jean-Paul Rouve

Comme un avion : Affiche

Comme un avion - Bruno Polalydes

Critique : http://muziksetcultures.blog.sfr.fr/2015/06/comme-un-avion-bruno-podalydes.html

Inherent Vice : Affiche

Inherent Vice - Paul Thomas Anderson

Avengers : L'ère d'Ultron : Affiche

Avengers 2 : L'ère d'Ultron - Joss Whedon

Star Wars - Le Réveil de la Force : Affiche

Star Wars 7 Le réveil de la force - J.J Abrams

American Sniper : Affiche

American Snipper - Clint Eastwood

Timbuktu : Affiche

Timbuktu - Abderrahmane Sissako

Big Eyes : Affiche

Big Eyes - Tim Burton

Mission Impossible 5 - Rogue Nation - Christopher McQuarrie

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Captives - Atom Egoyan

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Marguerite - Xavier Giannoli

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Kingsman : Services Secrets - Matthew Vaughn

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Une heure de tranquillité - Patrice Leconte

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Queen & Country - John Boorman

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Good Kill - Andrew Niccols

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Ant-Man - Peyton Reed

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N.W.A - Straight Outta Compton - F. Gary Gray

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Foxcatcher - Bennett Miller

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 18:23

Après les B.D (voir ici http://muziksetcultures.blog.sfr.fr/2015/06/mes-derniers-achats-b-d-mai-juin-2015.html), mes derniers achats DVD : « Only Lovers Left Alive » de Jim Jarmusch (voir mon top films 2014) et « 20 000 jours sur terre », un rockumentaire d’Iain Forsyth & Jane Pollard sur la vie de Nick Cave. Deux films 2014 très réussis, deux œuvres 100 % rock’n’roll que je vous recommande chaudement !!

 

Only Lovers Left Alive - Jim Jarmusch (19 février 2014)

20 000 jours sur Terre : Affiche

20 000 jours sur terre - Iain Forsyth & Jane Pollard (24 décembre 2014) 

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 22:29

Comme un avion : Affiche

« Comme un avion » de Bruno Podalydès (France, juin 2015)

 

Bucolique, absurde, hédoniste et savamment décalé, ce film est un road movie poétique et existentiel « en kayak ». Il narre les pérégrinations de Michel (Bruno Podalydès), héros lunaire en quête de sens, en proie aux doutes et aux questionnements face à la cinquantaine approchant.

Mise en scène inventive, direction d’acteur impeccable, photo léchée, scénario et situations loufoques, dialogues savoureux, poésie du quotidien, doutes existentiels…cette fable lunaire et onirique est un véritable hymne à la tendresse, à la liberté et à l’amour. On ressort de la salle avec la banane, léger comme un oiseau (sans aile). Un véritable petit bijou !! LA comédie française de l’année ?? 

 

Parmi la B.O plane « Vénus », une chanson ultra poétique de Bashung extrait de « Bleu Pétrole » (2008, ma critique http://muziksetcultures.blog.sfr.fr/article-52495050.html)

 

(Musique Gérard Manset & Arman Méliès, Paroles Gérard Manset)

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 02:38

Interstellar : Affiche

Interstellar - Christopher Nolan

Odyssée spatiale épique, métaphysique et poétique, alternant morceaux de bravoure et passages contemplatifs, “Intestellar” est sans conteste MON expérience cinématographique de l'année !!! Décidément, Christopher Nolan est devenu le maître du “blockbuster d'auteur”, et un grand habitué de mes tops annuels (n°3 en 2008 pour « The Dark Night » et n°2 en 2010 avec « Inception »). 

The Grand Budapest Hotel : Affiche

The Grand Budapest Hotel - Wes Anderson

Extrême raffinement, somptuosité, maniaquerie, virtuosité....autant de qualificatifs non exagéré pour définir la dernière œuvre du maestro Anderson (déjà présent dans mon top 2008 en n°6 pour « A bord du Darjeeling Limited »).

Le Loup de Wall Street : Affiche

Le loup de Wall Street - Martin Scorsese (sortie le 25/12/2013) 

Ma critique : http://muziksetcultures.blog.sfr.fr/2014/02/le-loup-de-wall-street.html

Maps To The Stars : Affiche

Maps To The Stars – David Cronenberg

Déjanté, admirablement mis en scène et interprété, scénario incroyable. Avec « Maps to the stars », Cronenberg propose sa vision au vitriol du mythe hollywoodien, de la célébrité et de ses revers. Mais plus qu’une satire de la Mecque du cinéma et de la gloire, « Maps to the stars » parle aussi, au fond, de la condition humaine. Hasard du calendrier, je voyais la même année ce film et « Mulholland Drive » de David Lynch, deux films surpuissants sur une thématique identique, par deux maitres du 7ème Art souvent comparés. Et deux œuvres plastiquement superbes parlant du pouvoir de fascination que peut exercer Los Angeles.

Gone Girl : Affiche

Gone Girl - David Fincher

Thriller noir à la mise en scène ultra léchée et sophistiquée sur un scénario machiavélique qui balade le spectateur avec jubilation. Film sur la manipulation, les apparences, sur ce que l’on croit percevoir de la réalité et connaître de la vie des gens. « Gone Girl » est certainement le film le plus « manipulateur » de l’année !!! (Fincher déjà présent 2 fois dans mes tops, en 2007 avec « Zodiac » et 2010 en n°3 pour « The Social Network »).

The Homesman : Affiche

The Homesman - Tommy Lee Jones

Neuf ans après son chef d'œuvre à la beauté maladeTrois enterrements” (son premier film en tant que réalisateur), l'acteur Tommy Lee Jones récidive magistralement et continu d'explorer le Grand Ouest Américain, de (re)visiter l’Histoire et les méandres de la psyché U.S !! 

Under the Skin : Affiche

Under the skin - Jonathan Glazer

Sous l’apparence d’un étrange film de science fiction existentiel, Glazer signe une œuvre ultra sensorielle ! Et rien que pour Scarlett Johansson qui tient littéralement le film, ça vaut le coup !! Entre ses dérives urbaines, ses doutes, son pouvoir de séduction…bref, sa prestation en général est stupéfiante. Avec ce film et le « Lucy » de Besson, Scarlett Johansson s’avère être le « corps » féminin le plus cinématographique de l’année !! 

X-Men: Days of Future Past : Affiche

X-Men : Days of Future Past - Bryan Singer

Ma critique : http://muziksetcultures.blog.sfr.fr/2014/09/x-men-4-les-gardiens-de-la-galaxie.html

Le Hobbit : la Bataille des Cinq Armées : Affiche

Le Hobbit 3 : la Bataille des Cinq Armées - Peter Jackson

Peter Jackson conclu superbement sa trilogie avec des scènes d’actions, de combats et oniriques à couper le souffle. Derrière ces univers fantastiques, Tolkien (dont le film est adapté) et Jackson nous parlent n’y plus ni moins de la condition humaine, de notre lutte incessante entre le Bien et le Mal, de la VIE. Métaphysique, poétique, philosophique et extrêmement divertissant à la fois. Un véritable exploit !!!

Les Gardiens de la Galaxie : Affiche

Les gardiens de la galaxie - James Gunn

Ma critique : http://muziksetcultures.blog.sfr.fr/2014/09/x-men-4-les-gardiens-de-la-galaxie.html

Nebraska : Affiche

Nebraska - Alexander Payne

Sur une mise en scène somme toute assez classique mais dans un noir & blanc ultra léché, Payne réussi à nous émouvoir avec ce road-movie familial. Prix d’interprétation cannois mérité pour le vétéran Bruce Dern. 

Edge Of Tomorrow : Affiche

Edge Of Tomorrow – Doug Liman

« Un jour sans fin » plongé dans “La Guerre des Mondes” de Spielberg et le « Starship Troopers » de Verhoeven. Film de S.F High-tech à la narration bluffante, Doug Liman y rejoue en boucle, tel un DJ, la même scène et réussi à marier action et film théorique. 

American Bluff : Affiche

American bluff - David O.Russell

Politique, arnaques et corruption pour ce film tiré d’une histoire vraie et filmé comme les polars US 70’s !!

Only Lovers Left Alive : Affiche

Only Lovers Left Alive - Jim Jarmusch

Mélancolie, nostalgie, Rock’n’roll, errance, personnages à la dérive, mise en scène d’une extrême lenteur, contemplation….Jarmusch est décidément un immense artiste dont chaque film confirme et renforce son statut de cinéaste culte !!! 

300 : La naissance d'un Empire : Affiche

300 : la naissance d'un empire - Noam Murro

Adaptation sanguinolente, violente et énergique de la B.D de Frank Miller. Gloire et Vengeance dit l'affiche, mais aussi "Du sang, des larmes et des morts" !!! 

 

ET HORS CONCOURS :  

Mulholland Drive : Affiche David Lynch, Laura Elena Harring, Naomi Watts

Mulholland Drive - David Lynch (2001)

Revu cet hiver dans le cinéma d’Art & Essai de ma ville, « Mulholland Drive » de David Lynch conserve, 13 ans plus tard, son même pouvoir de fascination et d’envoutement. Un chef d’œuvre absolu, indépassable et indépassé depuis !! Un de mes 10 films préférés (toutes périodes confondues), une œuvre d’une beauté formelle et thématique inouïe !!! Autant de raisons pour le retrouver dans ce classement. 

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 11:35

 

Original, érudit et décalé, le magazine cinéma « Blow Up » (diffusé sur Arté) est vraiment un petit bijou du genre, notamment leurs tops 5 thématiques ! Bien que très subjectifs, ces classements sont ultra pertinents et jubilatoires, surtout pour le fan de best of et autres listes en tout genre que je suis.

Sorti en 1975 (en France), "Phantom of the Paradise" de Brian De Palma est un chef d’œuvre, un grand classique trônant tout en haut de mon panthéon cinéma perso. C’est l’archétype par excellence du film culte. Sa vision, alors ado, fût un véritable choc ! C’est le premier film qui m’a fait prendre conscience que, plus qu’un simple divertissement, le cinéma était un Art à part entière. Je compris alors pleinement l’expression de « 7ème Art » !

Ma boulimie cinématographique remonte à ce fameux jour de 1990 où je le découvris. Faut dire qu’une œuvre d’une telle virtuosité, autant scénaristique, psychologique, thématique, musicale...que formelle m’a complètement scotché, pour ne plus me lâcher depuis.

 

.....Aux origines d’une obsession, au commencement de ma vie de cinéphile !!! 

 

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 17:53

X-Men : Days of the future past - Bryan Singer  (8,5/10)

En revenant aux manettes de ce nouvel opus, Bryan Singer signe-là le meilleur volet de la franchise X-Men. D’une très grande noirceur et complexité, autant scénaristique, psychologique que narrative, le film surprend par une telle audace. Pour un blockbuster censé séduire le grand public, et surtout les jeunes, c'est quand même assez rare. Une extraordinaire virtuosité formelle au service d’une entreprise passionnante de 2H10 sans le moindre temps mort.

 

Les Gardiens de la Galaxie : Affiche

Les gardiens de la galaxie – James Gunn  (8/10)

Avec une galerie de personnages barrés, bizarroïdes et haut en couleur, des dialogues ciselés (très second degré), un juste dosage entre scènes d'action et humour, un univers visuellement très abouti, ce film est l’adaptation la plus originale de comics vu depuis longtemps. Mais aussi par son excellente bande son vintage, un walkman et des références pop omniprésentes, « Les gardiens de la galaxie » oscille entre S.F rétro-futuriste, Space-Opéra et odyssée musicale cosmique. Totalement décalé et déjanté, en un mot : ultra-jubilatoire !

 

Une excellente B.O vintage je disais. Jugez par vous-même !!   

 

 

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 12:01

Ce blog sera en stand by dès aujourd'hui car je pars en Crète, l'île des Dieux !!! Bonnes vacances à toutes et tous. Reprise d'activité dans une semaine environ.

Voici un extrait du film "Zorba le Grec", réalisé par Michael Cacoyannis en 1964, la mythique scène où les héros dansent le sirtaki (danse créée pour l'occasion). Et pourquoi ce film ??? Il a été entièrement tourné en Crète, dans le village de la Canée, région d'Apokoronas (vers où je serais).  

 

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 23:35

Le Loup de Wall Street : Affiche

Martin Scorsese - Le loup de Wall Street (25/12/2013)

Depuis le milieu des années 00’s, Martin Scorsese effectue un retour au sommet de son art avec des œuvres majeures comme « Les Infiltrés » (2006) ou « Shutter Island » (2010)….Et ce tout dernier-né est de cette trempe là ! Un film d’une maestria inouïe, d’une véritable insolence frondeuse, surprenante pour un cinéaste d’un tel âge (71 ans) ! Comme quoi, avant garde, irrévérence et audace ne sont pas l’apanage de la jeunesse.

 

Pourquoi ce film est un chef d’œuvre ???

 

Tout d’abord, malgré sa durée excessivement grande (3 heures), « Le loup de Wall Street » ne comporte aucune longueur. A aucun moment je n’ai regardé la montre tant le film vous prend pour ne plus vous lâcher. C’est un fait assez rare pour le faire remarquer.

 

Tous les rôles, des principaux aux seconds, sont superbement interprétés, les acteurs criant de justesse, de sincérité et d’engagement. Bien sur, Leonardo Dicaprio (Jordan Belfort) en tête. De (presque) tous les plans, il est tout simplement époustouflant. Une véritable leçon de jeu ! Mais aussi : Matthew McConaughey, Jonah Hill, Margot Robbie, Kyle Chandler, Rob Reiner, John Bernthal, Jon Favreau…jusqu’à notre frenchie Jean Dujardin dans le rôle d’un banquier suisse véreux et cynique.

 

¾ d’hystérie pour ¼ d’apaisement ! Tel pourrait être l’équation résumant « Le loup de Wall Street » !

Le film alterne nombreuses scènes survoltées, droguées et violentes avec de longs passages dialogués beaucoup plus apaisés. Calme et tension, hystérie et apaisement ! C’est dans les scènes survoltées que la mise en scène est la plus inventive : Voix off surpuissante, héros (DiCaprio) s’adressant au spectateur face caméra, arrêt sur image, etc…

Lors des passages dialogués, l’apaisement passe par un stricte recourt au champs/contrechamps classique hollywoodien, mettant encore plus en lumière l’excellente qualité des dialogues et du jeu d’acteur. Et tout le film est superbement mis en image par le directeur de la photographie Rodrigo Prieto (tous les films d’Iñárritu, « Argo », « Le Secret de Brokeback Mountain »…).

 

Jordan Belfort est un héros typique scorsesien. Comme les gangsters de « Casino » ou « Les Affranchis », c’est un être mégalomane, « bigger than life », épris de réussite. L’élévation sociale à tout prix, quitte à écraser les autres sur son passage. Un « héros » vouant un culte sans limite à la sacro-sainte Trinité : Argent, Pouvoir et Sexe.

 

Depuis « Les Affranchis » à « Casino » en passant par ce tout dernier film, le cinéma de Scorsese décrit un lent processus de légalisation du crime, de métamorphose du mal. Dans « Les Affranchis », les actes des gangsters étaient illégaux et nommés comme tel. Pour « Casino », on assistait à la tentative, par la pègre, de rendre le crime légal (blanchiment d’argent « sale » devenant « propre » via les casinos, collaboration avec les milieux boursiers). Mais cette fois, un nouveau pas est franchi : le « crime » devient presque entièrement légal. Le capitalisme ayant gagné, c’est le règne des malfrats en « col blanc » !! Déjà dans « Casino », mais surtout dans « Le loup de Wall Street », Scorsese montre la très fine et subtile frontière entre légalité et moralité. Ce que font les traders (Jordan Belfort - DiCaprio) est condamnable d’un point de vue moral mais rarement judiciaire. Et c’est là toute la subtilité de la chose. Et quand même le héros franchit la ligne, il n’écopera au final que d’une peine relative.

Même si le film n’est jamais moralisateur ou donneur de leçon, on décèle malgré tout en filigrane une satire féroce du capitalisme roi, des excès et des dérives du système boursier. Et Wall Street en est le temple, sa Babylone.

 

Avec « Le loup de Wall Street », Scorsese travaille à nouveau ces thématiques récurrentes qui lui sont chères : La frontière trouble et floue entre le Bien et le mal, la moralité et la légalité, l’obsession des hommes pour l’argent et le pouvoir, l’exploration du rêve américain et sa face obscure, l’antique trinité narrative ascension-déchéance-rédemption....La rédemption justement, est-elle encore possible ?? Dans un schéma classique reposant sur des valeurs, oui. Mais quand elles sont totalement absentes, comme dans cet univers de la finance, point de salut salvateur possible. La preuve ? A la fin du film, après avoir été mis à terre, déchu et condamné, Jordan Belfort n’a qu’une seule idée en tête : recommencer !!!

 

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 11:19

Django Unchained : Affiche

Django Unchained - Quentin Tarantino (USA)

Sugar Man - Malik Bendjelloul (USA)

Snowpiercer, le Transperceneige - Bong Joon-Ho (Corée Sud)

Inside Llewyn Davis - Joël & Ethan Coen (USA)

Gravity - Alfonso Cuarón (USA)

Blue Jasmine - Woody Allen (USA)

Ilo Ilo - Anthony Chen (Singapour)

Elysium - Neill Blomkamp (USA)

Quai d'Orsay - Bertrand Tavernier (France)

L'Attentat - Ziad Doueri (France/Belgique)

Rue Mandar - Idit Cebula (France)

9 mois ferme - Albert Dupontel (France)

Les beaux jours - Marion Vernoux (France)

The Grandmaster - Wong Kar-Wai (France/Chine)

Casse-tête chinois - Cédric Klapisch (France)

Insaisissables - Louis Leterrier (France/USA)

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 21:40

« Ilo Ilo » Anthony Chen (2013, Singapour)

 

« Ilo Ilo » a reçu la Caméra d’Or au dernier festival de Cannes, prix remis à l’unanimité du jury présidée par Agnès Varda. Amplement mérité tant ce premier film fait preuve, n’ayant pas peur des mots, d’une incroyable finesse, d’une grande subtilité tout en étant d’une extrême justesse dans le regard. Un petit bijou de mise en scène !!

 

Le pitch : La vie d’une famille de la classe moyenne à Singapour. La mère, le mari et le fils unique (Jiale) turbulent et insolent. Dépassée, la mère engage (ou exploite au choix) une immigrée des Philippines (Terry) afin de s’occuper de lui et des taches domestiques. Et ce petit monde va cohabiter et se découvrir, tant bien que mal…

 

Style. Chronique familiale sous fond de drame social (ou drame familial sous fond de chronique sociale). Les deux genres sont traités en parallèles, s’imbriquant finement ensemble sans que jamais l’un ne prenne le dessus sur l’autre. Savant dosage des deux genres, comme dans la vraie vie. Malgré cet équilibre, on sent quand même que le sujet principal qui préoccupe le réalisateur est l’observation de cette famille, ses différents membres et leurs relations. Les personnages étant inscrits dans la société, Chen ne peut et ne veut effacer le contexte dans lesquels ils évoluent. De plus, l’environnement a des impacts directs sur chacun d’eux. Le père se retrouve licencié, la mère s’échine au boulot pour ne pas l’être, Jiale se sentant « mal aimé » fait des conneries. Terry, émigré fuyant la misère, est exploité, docile employé. On ne sait que très peu de chose sur elle. Des bribes d’informations éparses. 28 ans, un jeune fils qu’elle a laissé dans son pays, une très grande humanité et capacité d’empathie.

Mise en scène et écriture. Le réalisateur ne fait preuve d’aucun manichéisme dans son propos. Il porte un regard bienveillant sur ses personnages, sans jugement moralisateur. Complexité dans la construction psychologique des personnages, leurs rapports...Chen fait preuve d’une très grande finesse d’écriture, autant verbale que visuelle. Et sur un sujet cent fois traité, il se démarque par sa justesse, par ce qui est filmé et comment : Placement de la caméra, utilisation du non-dit, etc. Comme un Wong Kar Wai avec « In the mood for love », il évite les stéréotypes et toutes scènes évidentes inhérentes au genre. Une véritable leçon de mise en scène !!

Le spectateur est assailli d’émotions, se retrouve dans ce qui est montré, et toujours avec beaucoup de pudeur et de subtilité, sans aucun voyeurisme. La scène du suicide en est un parfait exemple, tout en sobriété et retenue : Bruit, corps gisant au sol, retour caméra et gros plan sur le poignet de Terry portant des cicatrices, stigmates restantes d’un acte extrême passé. Puis elle est entourée dans un halo flou, blanchâtre. Anthony Chen nous en dit beaucoup mais en montre très peux ! Puissance poétique de l’épure, art du minimalisme.

Jeu d’acteur. Tianwen Chen (le père), Yann Yann Yeo (la mère), Koh Jia Ler (le fils, Jiale) et Angeli Bayani (superbe Teresa). Quasi inconnus en France, les comédiens de ce film sont tous fantastiques, criant de vérité et de justesse. Ils apportent une grande humanité à leurs personnages, embarquant immédiatement le spectateur dans cette histoire « simple ».

 

« Ilo Ilo » est un superbe « premier » film, une véritable leçon de mise en scène doublée d’une leçon de vie !! Un chef d’œuvre humaniste, tout simplement !!

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 13:54

Le réalisateur Neill Blomkamp revient avec un blockbuster de science fiction, une parabole politique sur l’immigration et la lutte des classes. Virtuose et prenant !

 

J’ai découvert Neill Blomkamp en 2009 avec « District 9 » (n°3 de mon Top films + critique rapide ici) qui abordait déjà certaines thématiques présentes ici mais avec beaucoup moins de moyens et un second degré absent cette fois. Malgré tout, « Elysium » s’avère un grand spectacle ultra captivant et réussi pour plusieurs raisons.

1 / Thématiques abordées :

Lutte des classes entre les riches et les pauvres, domination du peuple au profit des nantis, les élus (les Elyséens)…Mais le parallèle le plus troublant avec notre monde actuel est la description de la politique sécuritaire et d’immigration. Ces vaisseaux (tels les barges des clandestins) tentant de percer l’accès d’Elysium, l’accueil inhumain que ces « étrangers » reçoivent, les zones où ils sont parqués et leur renvoie systématique sur terre, etc. Tout ceci n’est-il pas une métaphore, à peine exagéré, de ce qui se passe chez nous, dans les pays occidentaux ?? La politique d’immigration et défensive montrée dans le film est certes plus extrême mais n’est-elle pas le reflet de ce qui pourrait arriver (ou arrive ?) à nos sociétés sans garde-fou humaniste ? De même pour le désastre écologique régnant sur terre ainsi que l’insécurité et ce système policier ultra répressif, guettant tout de façon omniprésente par la force de la technologie, science-fiction ?? Futur possible ?? Ou parabole de ce qui peut arriver si on continue dans la même voie, celui de l’argent roi ??

Autre thème abordé, c’est le rapport à la technologie, son omniprésence et sa domination sur le monde. Blomkamp le traite magnifiquement et en aborde aussi un autre aspect, quasi mystique et récurent en science-fiction, c’est la fusion homme/machine. Créée par l’homme mais capable de possibilités infinies, elle est génératrice de fantasmes. Dans le film, la machine est dominatrice, violente et inhumaine (absence de tout sentiment). Mais pour mener à bien sa mission (suicide), le héros Max devra littéralement fusionner avec elle, son corps devenant alors un exosquelette de technique.

2 / Univers très crédible :

« Elysium » bénéficie d’un très gros budget. De puissants moyens ont été mis en œuvre pour que l’univers visuel soit ultra léché, crédible et impressionnant. Beaucoup d’effets spéciaux, décors pharaoniques et 3D. Cette débauche pyrotechnique aurait put retomber comme un vulgaire soufflé. Mais aussi impressionnant qu’ils soient, ces effets sont toujours aux services du scénario.

3 / Maestria de la mise en scène.

Visuellement superbe, le film trouve un juste équilibre entre les scènes d’actions musclées, de combats, sentimentales et les réflexions politiques et philosophiques. Ce savant dosage permet au réalisateur de tenir le spectateur en haleine, de l’emporter dans son univers tout en lui offrant des pauses et humaniser son propos.

4 / Jeux d’acteur et casting impeccable.

Les deux stars Matt Damon (Max) et Jodie Foster (ministre de la défense d’Elysium, froide et inhumaine) sont très crédible. Mais il faut aussi compter sur une pléiade de seconds rôles excellents : Alice Braga (amie d’enfance de Max), Diego Luna (pote de Max), William Fitchner (industriel cynique) ou Sharlto Copley (le diabolique Kruger, agent d’extermination)….tous sont très bon dans des registres différents.

5 / Autre point pertinent : Jusqu’au ¾ du film, le héros (malgré lui) joué par Matt Damon ne cherche pas à sauver le monde mais sa peau, tout simplement. Ce n’est qu’à la fin qu’il se sacrifie. Le mal et le bien sont présents dans les deux camps, chez les humains sur terre (le peuple) et chez les élus sur Elysium. On évite un manichéisme fréquent dans des productions américaines de cette ampleur.

 

Pour toutes ces raisons, et sûrement d’autres encore, accrochez vos ceintures et embarquez vers…« Elysium » !!! 

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Published by Francky 01 - dans Cinéma-DVD
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